Entretien avec Deghoul Ismaïl, maire de Béni Yenni – « Nous nous attendons à une affluence record »

Le maire, qui chapeaute en parallèle le comité d’organisation de la Fête du bijou, nourrit de grandes attentes de cette 11ème édition, à travers laquelle il projette une réelle relance de l’artisanat du bijou qui a besoin d’une prise en charge plus active pour pérenniser et faire prospérer l’activité dans ce secteur qui ne tient encore que grâce à la persévérance des artisans qui le portent.

La Dépêche de Kabylie : M. Le maire, l’artisanat du bijou d’Ath Yenni a rendez-vous dès ce jeudi avec une édition de sa traditionnelle fête. Tout est-il fin prêt pour la circonstance ?

M. Deghoul Ismaïl : Tout à fait. A vrai dire, le travail a commencé depuis plusieurs jours, et même des mois. Les préparatifs ont débuté il y a longtemps. Il fallait mettre au point les choses bien à l’avance, notamment en matière d’organisation, de communication autour de l’événement et de sa prise en charge matérielle… Au jour d’aujourd’hui, on peut dire qu’on a réussi les préparatifs grâce à la mobilisation de tous les acteurs concernés, particulièrement les artisans, le comité d’organisation à travers les différentes commissions, les autorités et les assemblées élues, l’APW et l’administration de wilaya dont la chambre des métiers, ainsi que la population locale qui s’est impliquée, sans oublier les sponsors qui nous ont activement soutenus. Je salue d’ailleurs chacun de ces partenaires et qu’ils en soient par avance remerciés pour leur apport et leur soutien précieux.

Désormais, place donc à la fête…

Oui et je ne doute pas que ce sera une grande réussite. Bien sûr, cela passera par la participation de tous. Car l’événement ne sera grand que par l’affluence qu’il drainera.

Vous êtes optimiste ?

Mais bien sûr. J’ai déjà décelé une grande attente chez les participants tout comme chez la population qui attend toujours ce rendez-vous avec impatience. Il n’y a qu’à voir le chiffre des exposants qui augmente d’année en année. Nous avons d’ailleurs prévu deux sites d’exposition, à savoir la maison de jeunes et le CEM de la municipalité. Rien qu’à ce dernier, ils seront plus de 50 bijoutiers exposants. On a eu en tout la confirmation de près d’une vingtaine de wilaya grâce au concours de la chambre des métiers de la wilaya de Tizi-Ouzou.

La manifestation sera-t-elle réservée exclusivement au bijou ou d’autres secteurs seront également représentés cette fois encore ?

Comme son nom l’indique c’est la Fête du bijou d’Ath Yenni. Donc, la part du lion comme on dit reviendra à cet artisanat. Mais d’autres secteurs, comme la poterie, la tapisserie et d’autres, seront effectivement représentés à travers des stands pour enrichir l’exposition, notamment au premier site, à savoir la maison de jeunes où aura lieu l’ouverture officielle, ce jeudi vers 10 heures.

L’événement remettra sans doute sur le tapis le projet de la maison de l’artisanat du bijou, dont on a à chaque fois parlé mais… ?

Oui. Celui-ci reste malheureusement au stade des projections et des souhaits des artisans de la localité. On espère vraiment le relancer à l’occasion de cette fête. C’est un projet qui apportera certainement un plus à cette activité qui a plus que jamais besoin d’une attention plus effective pour assurer sa pérennité dans des conditions meilleures. Les artisans qui la portent ont besoin d’accompagnement qui les encouragerait à faire prospérer ce secteur qui porte des pans entiers de notre histoire et notre identité.

Quels sont les autres objectifs immédiats que vous assignez à la manifestation ?

Disons qu’en premier nous espérons qu’elle suscite le plus d’engouement possible chez les visiteurs. Ils ont été quelques 40 000 lors de l’édition précédente et nous escomptons, au moins, égaler ce record et peut-être même le dépasser le plus largement possible. Ce serait un bel encouragement pour les artisans qui continuent à porter cette activité avec amour et dévouement. Durant les autres jours de l’année, les temps ne sont pas faciles pour eux, surtout dans cette région d’Ath Yenni qui reste toutefois l’une des plus belles de Kabylie et d’Algérie. Au passage, je rends hommage aux grands noms qu’elle a enfantés.

C’est votre mot de la fin ?

Tous mes remerciements aussi aux sponsors et à tous ceux qui ont contribué à rendre la tenue de ce rendez-vous encore possible.

Entretien réalisé par D. C.