Hier matin, peu avant l’ouverture des bureaux, les habitants de Varar, village situé à quelques encablures du siège de la daïra, ont occupé la cour de la mairie, avant de prier aussi bien les citoyens venus se faire délivrer des pièces administratives que les fonctionnaires à quitter les lieux. En dépit d’un soleil de plomb, ils ont tenu un rassemblement devant le siège de l’APC pour manifester leur colère au sujet, notamment, du bitumage de la route qui relie leur village à la RN68. « Nous n’avons cessé de faire des va-et-vient entre notre village et la mairie, mais nous n’avons eu droit qu’à des promesses. Nous en avons ras-le-bol. Nos assiettes et nos lits sont saupoudrés de poussière qui s’élève au passage des véhicules. Même les arbres et nos cultures maraîchères n’échappent pas cette poudre blanchâtre. Cette fois-ci, nous aurons une réponse concrète, sinon nous ne quitterons pas les lieux », nous déclarera M. Aoudia Mohamed, le président du comité de village. Et de revenir sur cette situation, qui n’a, selon lui, que trop duré : « L’entreprise est venue et a décapé tout le bitume, puis elle a posé le gravier 0/40 sur une distance de 2 000 mètres linéaires. Puis, elle est partie. Cela fait maintenant plus d’une année. Et à chaque fois, on nous dit qu’elle va reprendre les travaux, mais en vain ». Interrogé sur les autres problèmes du village, notre interlocuteur évoquera l’école primaire, fermée depuis plus de cinq ans. « Au départ, elle avait été fermée pour soi-disant un manque d’élèves à scolariser. Mais avec le temps, le nombre est devenu important. Ils sont plus de 60 élèves à parcourir 2km à pied, sous la pluie ou le soleil, pour rejoindre les écoles du chef-lieu. Nous appelons les responsables de l’éducation à rouvrir cette école et permettre à nos enfantsd’étudier dans de bonnes conditions », soulignera un autre membre du comité de village. Et à un troisième d’intervenir : « C’est en 2009 que les services concernés ont procédé à l’étude du réseau d’assainissement et à son tracé mais on n’a rien vu venir. Là aussi, nous n’avons eu que des promesses qui commencent à s’éterniser avec le temps, au point où le recours aux fosses septiques et aux branchements sans normes est courant, ce qui pollue même les points d’eau du village ». .
A. O.
