Le directeur de l’Établissement national de contrôle technique (ENACTA), Abdallah Laghrieb a fait savoir, avant-hier, à Alger, qu’au jour d’aujourd’hui, son organisme a procédé à l’immobilisation de 5 000 véhicules présentant un danger pour le trafic routier. «Pour ce qui est de leur retrait de la circulation, cela relève des prérogatives du ministère des Transports qui est chargé de se prononcer sur l’état des véhicules», a indiqué M. Laghrieb, lors de son intervention sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Pour ce qui est des véhicules vétustes qui échappent au contrôle technique, le directeur de l’ENACTA a mis en cause «la complaisance dont font parfois preuve certaines agences chargées de cette opération», a-t-il regretté. M. Laghrieb a fait état, dans ce contexte, de 33 agences de contrôle technique de véhicules qui ont fait l’objet de fermeture provisoire, et de 87 autres qui ont reçu des PV d’avertissement, durant l’année en cours. «Nous condamnons ces pratiques illégales, et nous allons encore assurer plus de sévérité dans le contrôle des véhicules», a-t-il lancé. Dans ce sillage, le même responsable a affirmé que son organisme mettra en place, à partir de 2017, un nouveau système informatique dédié au contrôle technique des véhicules. «Nous allons passer à l’automatisation des contrôles en 2017», a-t-il dit. Il s’agit, selon lui, de réduire l’intervention humaine dans les opérations de contrôle des automobiles, en commençant à imposer aux agences des équipements informatisées, autrement plus fiables. «L’une des mesures va consister à uniformiser les équipements de contrôle technique représentés par pas moins de 12 marques différentes», a-t-il encore précisé. M. Leghrieb a signalé, en outre, que celui-ci va s’impliquer dans l’installation et le suivi sur les gros véhicules de transport de personnes et de marchandises, de systèmes de contrôle de la vitesse et du temps de conduite (tachygraphes), pour aider à diminuer les accidents de la circulation routière.
Samira Saïdj
