»Le pôle républicain s’inscrit au-delà des élections »

Le président de l’ANR, Rédha Malek, invité de la rédaction de la radio Chaîne III, hier, a réaffirmé l’intention des initiateurs de l’Alliance des républicains, ANR-UDR-MDS, de conférer à ce rassemblement un caractère durable en tant que proposition de cadre de rassemblement à toutes les potentialités républicaines de la société, qu’elles soient structurées ou pas, a-t-il dit en substance. De ce fait, a-t-il confirmé, le pôle, dont les partis membres présenteront des listes communes aux législatives, « s’inscrit au-delà des élections » pour rassembler « le maximum de républicains », a-t-il espéré. Cette perspective caressée par le nouveau pôle des démocrates, se veut d’autant plus l’opportunité pour le premier responsable de l’ANR, que celui-ci, juge « la conjoncture propice », selon quelques éléments d’analyses dont il a fait part. Pour Rédha Malek, en fait, l’Etat algérien est un « Etat républicain mais auquel il manque des républicains suffisamment et efficacement organisés pour le soutenir et le conforter », a-t-il regretté même s’il assure qu’en tant que potentiel ces républicains existent. « Notre rôle est donc de leur offrir l’encadrement nécessaire », a-t-il expliqué. Rédha Malek, s’agissant des tentatives avortées de rassemblement des démocrates, a expliqué ces échecs en citant autant de causes objectives, dont les tares liées au multipartisme ayant généré la dramatique situation qu’a connue le pays, mais aussi des causes subjectives liées à la faiblesse des convictions républicaines au sein de la société. « L’esprit du militantisme républicain au sein de la société a accusé un sérieux recul depuis des années », a-t-il estimé, ajoutant par conséquent « que pour qu’il y ait rassemblement républicain il faut qu’il y ait des républicains ».

Néanmoins, a-t-il tenu à considérer, il existe, actuellement « une double prise de conscience quant à la nécessité de ce choix de société, aussi bien au niveau de la société civile que de l’Etat ». En ce sens, que ce dernier, a-t-il estimé, « ne peut indéfiniment s’appuyer sur la coalition au pouvoir, dont les résultats, il faut le reconnaître, ne sont pas très probants ».

Quant au programme électoral du pôle en perspective des législatives, Rédha Malek, n’en a pas révélé les détails, sinon le fait qu’il consisterait en un programme républicain qui sera axé sur le redressement socio-économique et la promotion des libertés démocratiques.

Hakim. O