L’Association des parents d’élèves que préside Khaled Ahmed, ne cache pas sa satisfaction quant aux mesures prises par la ministre de l’éducation nationale.
«La ministre a notre soutien », nous a déclaré en substance hier, le porte parole de l’association, affirmant que le soutien est total pour la ministre afin de concrétiser l’ensemble des mesures annoncées lors de sa conférence de presse et qui ont fait la Une des journaux d’hier. Pour Khaled Ahmed, « la notion des seuils des programmes est une revendication de l’association des parents d’élèves depuis 2008, c’est pourquoi, nous sommes satisfaits de ces mesures et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour l’aider dans sa tâche ».
Revenant sur la question du comportement de l’élève, Khaled Ahmed s’est félicité qu’une responsable de ce niveau accorde de l’importance aux valeurs morales, en interdisant les comportements jugés immoraux. Le responsable de l’Association des parents d’élèves dit avoir éprouvé un grand soulagement à l’énoncé de ces mesures. Il affirmera : « celui qui travaille pour le bien de nos enfants, nous n’avons d’autre choix que de lui apporter notre aide et notre soutien ». Rappelons qu’une batterie de mesures allant dans le sens d’une véritable réforme pédagogique avec, dans certains cas, une forme de continuité avec la réforme initiée par ses prédécesseurs, ont été prises par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, et dont le contenu a été dévoilé avant-hier, lundi, au cours d’une conférence de presse qu’elle a tenue au lycée des mathématiques de Kouba. Certaines de ces mesures annoncées à l’occasion de la rentrée scolaire, telles que la suppression de la deuxième session de l’examen de fin de cycle primaire, la fixation d’ores et déjà de la date de l’examen du baccalauréat, la décision prise de sanctionner désormais l’effort fourni par l’apprenant par la valorisation du contrôle continu des connaissances dans l’évaluation des élèves en classe d’examens, ou encore l’allégement des cartables, sont autant de décisions qui feront désormais partie de la feuille de route qui accompagnera l’élève tout au long de son cursus. Or, si ces mesures ont engendré des réactions mitigées chez le citoyen lambda, la réaction des syndicats de l’Education est toute autre, en ce sens que pour certains, « tant que les revendications formulées ne sont pas satisfaites, l’école sera toujours soumise aux soubresauts et aux agitations ». Ainsi Pour le chargé de la communication du Cnapest, Messaoud Boudiba, que nous avons contacté hier, les mesures de la ministre de l’Education ont été prises sans concertation avec les syndicats, et « ne reflètent donc pas la vraie nature des problèmes existants ». Pour lui, « il ne suffit pas de promulguer des lois pour voir les problèmes se régler ». Et de prendre l’exemple de la question des seuils des programmes que le syndicaliste considère comme « utopique ». Prié d’argumenter, Boudiba a conditionné cette mesure par la résolution des problèmes du personnel. En d’autres termes, « si les revendications du personnel traînent, le spectre des grèves rejaillira inéluctablement, ce qui ne permet pas de savoir à quelle période le programme sera terminé notamment pour les classes d’examens », a-t-il fait savoir. Pour ce qui est de la question de la fiche de synthèse, Boudiba a encore fait le parallèle entre cette question et la condition de stabilité dans les classes. Avant de souligner que cette notion de fiche de synthèse était une proposition du Cnapest depuis trois années. Idem pour la question des seuils des programmes concernant lesquels Boudiba dit se rappeler des promesses faites par Benbouzid et Baba Ahmed mais « rien n’a été fait depuis ». Il est clair donc que pour le chargé de la communication du Cnapest, les mesures que compte prendre Benghebrit n’apporteront pas de nouveau à l’école algérienne, car pour lui, « les véritables problèmes sont ailleurs ».
Ferhat Zafane
