Ouadhias : Entretien avec le P/APC, M. Akir Youcef – «Le problème des embouteillages sera bientôt résolu»

Ouadhias, une localité située à 35 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, commence à sortir la tête de l’eau, notamment avec le lancement de plusieurs projets d’envergure assurant aux citoyens une vie décente. Abordé sur plusieurs sujets concernant cette municipalité, le maire, M. Akir Youcef, s’est voulu rassurant et nous a accordé cet entretien.

La Dépêche de Kabylie : Deux ans sont passés de votre mandat, quel bilan faites-vous ?

M. Akir Youcef : Beaucoup de choses ont été certes, améliorées depuis que nous sommes à la tête de cette municipalité mais cela ne veut pas dire que nous avons atteint nos objectifs tracés. Car il reste encore beaucoup de choses à faire dans plusieurs secteurs de développement. Il faut juste que nos concitoyens sachent que pour l’acquisition d’un projet il faut passer par plusieurs étapes et poursuivre plusieurs procédures, ce qui entrave davantage le développement local. Sur ce point, il faut préciser que les projets alloués dans le cadre des  PCD ne peuvent combler toutes les insuffisances signalées ici et là par les citoyens. D’autre part, les programmes accordés dans le cadre des PSD sont des projets d’envergure, il faut le reconnaître, mais leurs interventions tardent à voir le jour, à l’image de l’hôpital de 60 lits qui a été inscrit lors du mandat de Rabah Aïssat en 2005 et qui n’a vu son démarrage qu’en 2014, soit neuf ans plus tard. Pour ces deux ans de règne, je vous confirme que le bilan est positif et vous pouvez le vérifier. Plusieurs projets ont été réalisés et d’autres suivront dans notre PCD complémentaire. On a encore trois ans devant nous et nous avons un plan pour palier à toutes les insuffisances.

Justement en parlant d’insuffisances, pouvez-vous nous évoquer les prioritaires ?

Les manques sont multiples, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant pour justement les solutionner. Nous avons déjà hérité d’un passé un peu enviable. La priorité a été donnée aux projets urgents dont la nécessité est importante. Secundo, il faut signaler que nous avons aussi trouvé des projets d’envergure en hibernation ainsi que d’autres que nous avons, nous même, lancé à savoir celui de l’hôpital de 60 lits, la pose de la pelouse synthétique pour le stade, la piscine  semi olympique qui sera lancée prochainement ainsi que l’ovoïde dont l’avis d’appel d’offre avait été lancé en attendant l’ouverture des plis. Par ailleurs, la ville des Ouadhias a fait sa mue tout en bitumant la RN30 et les artères, les 340 logements qui seront mitoyens de l’hôpital, sans oublier le projet du gaz de ville qui est aussi notre cheval de bataille. Actuellement, le projet est à mi chemin car, comme tout le monde le sait, il a buté sur une farouche opposition du côté de la commune de Béni Douala qui, faut il le rappeler, a beaucoup souffert d’une opposition du côté de Tizi N’Tleta. Ainsi, des démarches ont été entreprises auprès des concernés en vue de relancer le projet pour alimenter les villages de Ouadhia-Tribu. D’autres projets, non des moindres, ont été également accordés et sont actuellement opérationnels, à l’exemple de la fibre optique.

Nous avons remarqué que la ville suffoque de jour en jour. Y a-t-il un plan de circulation ou un projet qui mettra un terme à ces embouteillages ?

Effectivement, nous avons un plan de circulation élaboré il y a déjà très longtemps. Nous avons mis du retard quant à son application, soit jusqu’à ce que le revêtement de la ville soit achevé. Il faut dire aussi que le village des Ouadhias est emprunté par des milliers d’usagers du fait qu’il longe tout le chef-lieu. On a aussi une réflexion sur un projet d’évitement de la ville qui va, à coup sûr, l’assouplir de ses encombrements engendrés, au quotidien, par les camions de grands tonnages. D’ailleurs, je profite de cette occasion pour rassurer les habitants de la ville, notamment les commerçants, que le problème d’embouteillage sera, bientôt, résolu.

La masse juvénile, une potentialité à encourager. Etes-vous sur cette démarche ?

Il faut dire que notre commune est presque la seule qui a débloqué une somme de 500 millions de centimes sur le BS pour les associations et clubs sportifs. La répartition s’est faite selon les besoins de chaque club et nous seront toujours à côté du mouvement associatif. Désormais, nous allons attribuer la subvention selon les résultats acquis et non pas par le nombre ou autres choses. C’est-à-dire nous allons mettre le paquet pour les clubs qui nous honorent au niveau local, régional, national et international. Je veux des résultats !

Un mot pour conclure…

Je dirais que beaucoup de choses restent à faire dans cette commune mère. Plusieurs projets ont été inscrits pour tous les villages. Au final, je remercie tous nos collaborateurs, les hommes qui contribuent de près ou de loin pour booster le développement de cette commune.

Entretien réalisé

par M. Z.