Plaidoyer pour une mobilisation unanime

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Une journée de sensibilisation contre les fléaux sociaux a été organisée, hier, par l’association culturelle « Horizons du Djurdjura » au niveau de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, et ce, avec le soutien du ministère de la Jeunesse et des sports. Au programme de cette activité une communication autour du « tabagisme et de la toxicomanie» fut présentée par Dr Malika Aït Yahia, médecin généraliste principal activant à la direction de la jeunesse et des sports de Tizi-Ouzou. Une exposition photos sur les fléaux sociaux comprenant des photographies des effets dévastateurs de l’addiction à la drogue et à la cigarette a été également proposée au public ainsi qu’un concours de dessin pour enfants qui a été organisé sous le même thème. Selon Mounir Zerbout, secrétaire général de l’association « Horizons du Djurdjura », cette campagne de sensibilisation contre les fléaux sociaux a débuté le mois de mars dernier, et les membres de l’association ont sillonné les maisons de jeunes à travers tout le territoire de la wilaya pour aller à la rencontre des jeunes en difficulté et tenter de leur venir en aide. « Nous avons fait des caravanes de sensibilisation à travers les centres de colonies de vacances de Tigzirt et d’Azeffoun en plus des innombrables maisons de jeunes, et aujourd’hui nous arrivons à la clôture de cette campagne de sensibilisation contre les fléaux sociaux», soulignera-t-il. Lors de sa conférence, Dr Malika Aït Yahia a expliqué ce qu’est la toxicomanie, la drogue et ce qui pousse les jeunes à consommer de la drogue ? Selon elle, 80% des toxicomanes ont commencé leur addiction aux drogues dures par fumer des cigarettes puis sont passés au cannabis, appelé communément « Hachich » et ensuite aux drogues dures beaucoup plus dangereuses que l’herbe. L’objectif de cette communication est, selon l’oratrice, de sensibiliser les jeunes et de leurs faire prendre conscience des dangers de la drogue. « C’est le fait de taxer les consommateurs d’office de drogués qui les fait basculer dans l’isolement et la solitude », dira Dr Aït Yahia. Et d’ajouter : « Je demande aux autorités de travailler en réseau organisé afin de venir en aide à ces toxicomanes. Les parents doivent communiquer avec leurs enfants, les écoles et les éducateurs ont également un rôle important à jouer… ». Pour conclure, la conférencière suggérera la création de centres de prise en charge des jeunes pour prendre le relai des écoles, car ces recalés du système éducatif ne doivent pas être lâchés dans la nature, ainsi que de centres de désintoxication pour venir en aide à ces jeunes qui ont basculé dans la drogue. Par ailleurs, un questionnaire comprenant cinquante questions a été remis aux jeunes à l’issue duquel une étude sera réalisée par ce médecin généraliste qui détermine plusieurs points, entre autres, le taux de dépendance à la cigarette, la motivation à arrêter de fumer. Une étude comparative avec celle qu’elle a réalisé en 2003.

Karima Talis

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