Sans doute échaudés par le récent développent de la flambée épizootique liée à la fièvre aphteuse, qui a défrayé la chronique durant la saison estivale écoulée, les services de l’inspection vétérinaire de la direction des services agricoles, ont décidé d’investir le terrain de la lutte préventive, afin de parer à l’apparition d’une autre zoonose : la Blue Tongue. A la différence de la fièvre aphteuse affectant principalement le cheptel bovin, la Blue Tongue, appelée aussi la maladie de la langue bleue, s’attaque exclusivement au cheptel ovin. Ce sont donc les bergeries qui sont ciblées par une batterie de mesures prophylactiques, que les éleveurs sont tenus d’observer scrupuleusement, pour prémunir leur cheptel contre une éventuelle contamination. L’instruction, adressée aux propriétaires de bâtiments d’élevage par le biais de la collectivité locale, préconise le respect rigoureux des normes d’hygiène, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des exploitations. Une autre recommandation a trait à l’élimination des amas de fumier se trouvant dans les environs des bâtiments abritant le cheptel, entendu que les déjections animales représentent une niche de prédilection pour l’agent pathogène véhiculant la Blue Tongue. Il est aussi recommandé aux éleveurs de procéder à des traitements externes, visant à éliminer les parasites susceptibles de se développer sur l’épiderme et la toison du bétail. Pour optimiser l’efficacité de cette mesure, il est conseillé de la renouveler toutes les trois semaines. Enfin, considérant que les conditions climatiques, notamment les températures modérées prévalant durant cette saison automnale, sont propices à la propagation de l’agent de cette pathologie, les éleveurs sont instruits de désinfecter régulièrement leurs bergeries. « L’épandage régulier de désinfectants appropriés devrait se poursuivre jusqu’au début de l’hiver, car une baisse sensible du mercure amoindrit considérablement l’activité de l’agent responsable de cette zoonose », explique un vétérinaire privé interrogé à ce sujet.
N.Maouche
