Draâ El-Mizan : Locaux commerciaux destinés aux les jeunes chômeurs – Les bénéficiaires dans l'expectative

Pas moins de cent quatorze demandeurs ont bénéficié de locaux commerciaux réalisés dans le cadre du programme "100 locaux par commune" initié par le Président de la République , mais à ce jour, seuls trois d'entre eux ont lancé leurs activités.

Ces deux blocs situés à la sortie de la ville, sur la route de l’hôpital, à quelque mille cinq cents mètres du centre-ville sont toujours inoccupés. Pourtant, ils sont attribués et leurs bénéficiaires ont signé leur contrat d’engagement et ont même réglé les frais de location. Ces bénéficiaires hésitent de s’y installer pour de nombreuses raisons. Quelques uns nous ont approchés pour interpeller encore une fois les responsables à répondre à leurs doléances qui ne datent pas d’aujourd’hui. « Pour le moment, ces deux blocs manquent d’aménagements extérieurs. Il suffit de regarder les troncs d’arbres déposés à l’entrée principale pour avoir une idée de ce manque. Les clients n’ont même pas où stationner leurs véhicules. Rien n’est prévu dans ce sens. Et puis, ils sont situés sur une route nationale fréquentée par des camions de gros tonnage. Aucun aménagement n’y est fait », nous dira l’un d’eux en la personne de Mohamed Djemaâ qui a quand même lancé son atelier de confection. Et de poursuivre: « Nous n’avons même pas trouvé le cahier des charges pour avoir une idée sur ce qui est prévu dans ce site. Ce problème d’aménagements a été soulevé aussi bien à l’APC qu’à la daïra. Pour que ces bénéficiaires s’y installent, il faudrait revoir ce point très important. Au bloc B des 62 locaux, nous sommes trois à les avoir occupés. Sinon, les autres sont toujours réticents. Et puis, la tuyauterie servant de conduites d’assainissement à l’intérieur des blocs est déjà abîmée ». Notre interlocuteur nous fera savoir, d’autre part, que si ces locaux ne sont pas entièrement saccagés, c’est parce qu’ils veillent sur eux. « Vous savez, déjà certaines vitres ont volé en éclats. Heureusement, nous sommes là et ne laissons personne s’approcher sinon ils deviendraient des lieux de regroupement de jeunes délinquants ». Cela fait maintenant dix-huit mois que ces demandeurs ont eu leur contrat concernant les 62 locaux et presque trois ans que ceux des 52 autres ont signé les leurs, mais , ils sont toujours clos. Pourtant, des millions de dinars ont été dépensés pour leur réalisation. « De notre côté nous avons apporté un plus. Par exemple, l’assainissement extérieur, nous l’avons réalisé nous mêmes. Et on est intervenu seulement lorsque nos moyens le permettent. Pour les autres problèmes, les bénéficiaires doivent se rapprocher des services concernés. Ils doivent demander des compteurs à la Sonelgaz et à l’ADE », nous confiera une source proche de l’APC. En tout cas, ces locaux peuvent apporter un plus quand on sait que de nombreuses prestations qui ne sont pas tolérées au centre-ville le sont de ce côté en raison de leur éloignement des habitations.

Amar Ouramdane