La subdivision agricole de Draâ El-Mizan vient de lancer les vaccinations du cheptel. Il s’agit des bovins contre la fièvre aphteuse et la rage et de l’anti-clavelée pour les ovins. Signalons, au passage, que le nombre de têtes recensées pour les bovins dépasse les quatre mille pour les trois communes (Draâ El-Mizan, Frikat et Ain Zaouia) qui relèvent de la dite subdivision. A Frikat, où le nombre a atteint le millier, cette campagne est déjà lancée dans les villages. Un vétérinaire en la personne de M. Moussaoui est retenu pour faire le tour de toute la commune. Cette fois-ci, après avoir subi beaucoup d’angoisse, l’été dernier, au moment où la fièvre aphteuse avait touché de nombreuses bêtes, les éleveurs ne s’attarderont plus à vacciner leurs bêtes. « Vraiment, on a vécu une période très difficile au moment où l’épizootie avait décimé de nombreux animaux. Heureusement, après les efforts fournis par le ministère de l’Agriculture qui a mis à notre disposition le vaccin en quantité suffisante, le pire a été écarté. C’était vraiment un grand soulagement. Tous les éleveurs sont conscients et je ne crois pas qu’ils vont encore rater cette occasion », nous répondra un éleveur du chef-lieu. Le service communal de vulgarisation agricole a déjà préparé cette opération en affichant cet avis dans tous les villages et dans tout le chef-lieu. Ces deux opérations sont lancées aussi bien à Dra Sachem relevant de la commune de Draâ El-Mizan, une localité connue pour son élevage, avant de toucher les autres villages et Frikat aussi. Concernant le tarif fixé il est symbolique : 50 dinars pour le bovin et 20 dinars pour l’ovin. « C’est un rappel pour toutes les bêtes vaccinées dernièrement, lors des campagnes menées en été suite aux cas de fièvres aphteuse enregistrés dans nos communes « , nous confiera une source proche de ces opérations. « Si vous avez dix têtes à plus de trois cents millions de centimes, que représentent mille cinq cents dinars devant tout ce capital? Justement, c’est cette faute que commettent certains agriculteurs. Et ce n’est qu’après que le malheur arrive qu’ils se rendent compte. Je lance un appel à tous les éleveurs à répondre à cette sollicitation, car elle est dans leur intérêt », ajoutera la même source. Certainement, il n’y aura plus d’éleveurs qui rateront cette occasion, d’autant plus qu’elle arrive au bon moment, c’est-à-dire quelques mois juste après la lutte menée contre la fièvre aphteuse. Notons enfin que tous les éleveurs sont soulagés après la levée d’interdiction d’ouverture des marchés à bestiaux. « Nous avions été pénalisés durant des mois surtout à la veille de l’Aid El Adha. Nombreux étaient ceux qui voulaient recourir au sacrifice collectif, mais nous ne pouvions plus leur vendre les bœufs. Je souhaite que mes camarades éleveurs vaccinent leur cheptel pour ne pas revivre le même cauchemar et qu’ils prennent toutes les précautions nécessaires pour éviter d’autres situations fâcheuses », conclura un dernier éleveur qui attendait le passage du vétérinaire.
Amar Ouramdane
