Le ministre des Transports, à propos du déraillement du train Alger-Thénia – «Actuellement, je ne peux mettre en cause personne»

Le ministre des Transports, Amar Ghoul, a affirmé hier à Alger, que c’est prématuré de  déterminer les causes réelles ou d’accuser quiconque concernant le déraillement du train Alger-Thénia qui a eu lieu le 5 novembre passé. « Actuellement, je ne peux mettre en cause personne concernant le déraillent du train Alger-Thénia. Seule l’enquête qui est toujours en cours pourra dévoiler les vraies origines de cet accident », a indiqué le ministre lors de son intervention au forum de la radio nationale. Et selon le rapport initial de son département, le conducteur roulait à une vitesse de 108 kilomètres par heure alors qu’il ne devrait pas dépasser les 30 kilomètres. Le ministre n’a pas manqué de souligner que le taux du déraillement des trains a diminué de 20% entre 2008 et 2014, et les accidents de 57%, durant la même période. Dans le même sillage, M. Ghoul a évoqué le renforcement du transport ferroviaire à travers la mise en place de 17 autorails, 20 trains électriques et 50 locomotives. Le même responsable a fait état de plusieurs projets qui seront mis en place dans la capitale en vue d’améliorer le transport en commun. Il s’agit de la réalisation de six parkings d’une capacité de 5000 voitures, et la réalisation de 500 feux tricolores. Au sujet de la mise en place du permis de conduire biométrique, le ministre dira que « ce dossier n’a pas accusé un retard puisque cela ne relève pas seulement de son département, mais également du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales ». Abordant le sujet du transport aérien, le ministre a fait savoir que le rapport d’enquête sur les problèmes qu’a connus Air Algérie est au niveau du premier ministère. « Dès le début de l’année prochaine, on va entamer l’application de toutes les décisions qui seront prises au profit d’Air Algérie, notamment en ce qui concerne l’amélioration de l’organisation, la gestion et l’encadrement », a indiqué M. Ghoul qui a tenu à écarter l’option de l’open sky,  qui n’est pas à l’ordre du jour. « Il faut renforcer d’abord les entreprises nationales, sachant qu’Air Algérie ne couvre que 52% du transport aérien vers l’étranger », a-t-il dit, avant d’ajouter : « L’Algérie ira inévitablement vers l’open sky, mais pas dans les conditions actuelles ». Concernant la privatisation de ce secteur, le ministre a fait savoir que son département est en train de préparer les cahiers des charges, mais cette décision ne sera prise actuellement car « cela nécessite beaucoup de procédures », a-t-il souligné.

Samira Saïdj