Aït Aïssa Mimoun Ils parlent de dépassements graves et d’une gestion opaque des affaires de la commune – Les élus FFS accablent le maire

Les élus du Front des Forces Socialistes (FFS) à l’assemblée populaire communale d’Aït Aïssa Mimoun dénoncent, dans une déclaration, portant le cachet de la section local du parti, rendue public, des «dépassements graves» de la part du président de l’assemblée populaire locale, critiquant ainsi la gestion actuelle des affaires de la commune. Dans le document, dont nous détenons une copie, le travail au sein de l’assemblée populaire de la commune d’Aït Aïssa Mimoun est remis en cause. En effet et selon les élus du FFS à l’origine de cette dénonciation, «depuis l’installation de l’assemblée en décembre 2012, la situation ne cesse de se dégrader». Les élus signataires de la déclaration fustigeant le maire élu sur la liste du Mouvement de l’entente nationale (MEN). Ce dernier est accusé d’une gestion «complètement opaque de la commune» et de ne pas «donner la parole» au autres élus. Dans leur déclaration, les élus FFS dénoncent l’absence de projets, car, expliquent-ils, «aucun projet d’envergure n’est nouvellement inscrit à l’actif de notre commune». Ils assurent, dans le même sillage, qu’actuellement, le seul travail établi est le fait de «se contenter de gérer les projets de PCD. Pis encore, même le droit de regard que confère le code communal au P/APC sur la réalisation des anciens projets sectoriels n’est pas exercé », affirment-ils. Chose qui, d’après les élus FFS, se répercute négativement sur ces projets, citant l’exemple de l’éclairage public et l’aménagement du chef-lieu. Les mêmes élus expliquent « que c’est la population qui se trouve ainsi prise en otage et rate des occasions de voir sa commune orientée dans le sens du développement». Dans la déclaration, dont une copie a été transmise à la rédaction, la section du FFS d’Aït Aïssa Mimoune souligne continuer à assister à toutes les réunions de l’assemblée populaire communale, car « fidèles à nos principes de transparence de rester aux côtés de la population et à nos promesses de ne pas entraver le fonctionnement de la commune», écrivent-t-ils. Faisant, néanmoins, remarquer que «malheureusement, le maire refuse toujours d’inscrire, à l’ordre du jour, nos propositions, de nous donner des éclaircissements concernant les projets qu’il nous propose et de nous donner l’état des lieux». Par ailleurs, les élus FFS ne manquent pas de s’interroger sur certains problèmes qui minent la région et les projets, dont la concrétisation n’est pas encore inscrite. C’est le cas du manque d’eau dont souffre la commune. «Pourquoi les aides à l’habitat rural (auto construction) ne sont pas encore réparties, ceci alors que l’octroi de nouveaux quotas est tributaire de la consommation des crédits déjà alloués ?», se demandent-ils. D’autres interrogations sont énoncées par les signataires de la déclaration qui ne comprennent pas « pourquoi la répartition des projets à travers la commune n’est pas équitable ? Etant donné que certains villages, tels que Ikhelouiene, Mendjah, Aït-Braham, pour ne citer que ceux là n’ont bénéficié d’aucun projet», lit-t-on dans le document. L’abondon des deux routes principales de la commune, en l’occurrence Lek-Hali vers Ighil Bouchene et Lemdamra vers Igounane-Ameur, est aussi soulevé au même titre que le «refus du P/APC d’établir un règlement intérieur pour le fonctionnement de l’assemblée populaire communale conformément au code communal». Les élus FFS se demandent également «pourquoi les PV de réunion et des délibérations de l’assemblée ne sont plus affichés et remis aux élus», en plus des «bilans de gestion, des exercices écoulés qui ne sont pas présentés à l’assemblée et ne sont pas rendus public». D’autres projets à l’arrêt ou carrément bloqués ont été également cités. C’est le cas des unités de soins «abandonnées», du foyer de jeunes d’Igounane-Ameur «bloqué», du projet de la fibre optique «à l’arrêt», et de l’alimentation en gaz de ville de certains villages «pas encore lancée», ainsi que «des problèmes que rencontre toujours le lycée». Des points que les élus affirment vouloir soulever au P/APC pour tenter de trouver des solutions, si ce n’est le refus du maire de leur accorder la parole, comme ils le soulignent dans leur déclaration. «Non satisfait de notre mise à l’écart dans les débats, il ne rate aucune occasion pour nous provoquer et tenir des assemblées dans un climat d’insécurité afin de nous intimider », déclarent-ils tout en affirmant par ailleurs ne «jamais céder au chantage».

T. Ch.