Les pouvoirs publics ont accordé un projet de création d’un tribunal au niveau de la ville de Seddouk, capitale du douar d’Ath Aidel. Rentrant dans le cadre du plan sectoriel de développement de 2008, ce projet, qui va coûter à l’Etat une somme avoisinant les 60 milliards de centimes, vient d’être octroyé à une entreprise par la commission des marchés publics de la wilaya de Béjaïa. Le projet est scindé en deux lots. Le premier lot, d’un délai de réalisation de 36 mois et d’un montant de l’ordre de 579. 367. 148,17 dinars en TTC, comprend la construction d’un siège du tribunal qui sera réalisé en tout corps d’Etat, sauf la menuiserie aluminium et PVC, peinture vitrerie et VRD. Le deuxième lot, d’un délai de réalisation de 14 mois et d’un montant de 37. 975. 777,49 en TTC, comprend la construction d’un logement de fonction qui sera réalisé en tout corps d’Etat, sauf la menuiserie aluminium et PVC, climatisation, peinture, vitrerie et VRD. Le choix de terrain a été effectué par une commission technique sur une assiette foncière située à la cité «Bel air», à proximité du siège de la Protection civile et non loin du siège de la daïra de Seddouk. Ce tribunal, qui va inéluctablement désengorger celui d’Akbou, répondra à l’attente des populations de la région de Seddouk qui verront l’administration judiciaire se rapprocher d’eux pour la délivrance des documents judiciaires, tels le certificat de nationalité et le casier judiciaire exigés dans la constitution de beaucoup de dossiers administratifs. La ville de Seddouk, qui se développe à une cadence soutenue, compte au jour d’aujourd’hui quatre cabinets d’avocats, pas de notaire ni de huissiers de justice. La création d’un tribunal à la ville de Seddouk permettra d’avoir plus de cabinets d’avocats, de notaires, d’huissiers, d’écrivains publics et de bureaux de traduction, ce qui est dans l’intérêt des citoyens. L’implantation de représentations d’organismes et institutions étatiques dans la ville de Seddouk fait d’elle un centre d’intérêts pour les populations des cinq communes du douar d’Ath Aidel (Seddouk, M’cisna, Amalou, Bouhamza et Béni Maouche). En effet, la création, en 2008, d’un établissement public de soins de proximité a vraiment apporté un plus dans l’amélioration de la qualité de service au niveau des structures de santé et venu renforcer les organismes déjà existants, comme la Sonelgaz, la Protection civile et les différentes directions techniques propres à une daïra.
L. Beddar
