Des commerçant refusent le marché de proximité

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Depuis quelques jours, la place Achène Mezzani, sise au chef-lieu de Larbâa Nath Irathen, est envahie par les commerçants, toujours en quête de nouveaux clients. Seulement, après la fin de journée, ce lieu est laissé dans un état lamentable, méconnaissable par les ordures et les odeurs qui empestent au point où l’APC ne sait pas où donner de la tête. En effet, cette place reste l’une des esplanades les plus prisées par ces vendeurs en quête de nouveaux clients. Mais aussitôt que leurs marchandises liquidées, ces derniers quittent l’endroit en question avec une précipitation, sans se soucier de l’état des lieux et de la pagaille qu’ils ont provoquée, pressés, sans doute, de compter leurs recettes. Pourtant, ces derniers avaient bénéficié de boxes dans le cadre de lutte contre le commerce informel et d’y mettre un terme. Deux assiettes ont été aménagées, au niveau de la localité en question, spécialement pour cet effet. Mais ces derniers refusent d y prendre place, sous prétexte, que le lieu est isolé et qu’il ne répond pas aux normes, c’est-à-dire, manque de commodités nécessaires, telles que : sanitaires, toilette, eau, ou encore, électricité. Alors, commence le jeu du chat et la souris entre ces commerçants et la police, ou encore, avec l’APC. Approché un de ces vendeurs nous dira à propos de cette situation : «On ne va pas céder, on veut un endroit digne de ce nom, qui réponde à toutes les commodités, et surtout bien situé. Et puis on ne fait pas de mal, on veut juste un travail et gagner notre vie dignement. Et à défaut de poste, on se résigne à faire ce qui nous tombe sous la main.» Et termine : «même si ce n’est pas le lieu légal pour faire du commerce, au moins ici, on arrive à gagner notre journée. Effectivement, le lieu en question est stratégique, sis à la croisée de plusieurs routes et à proximité de plusieurs stations de taxi, d’où cet intérêt pour cet endroit. Les clients pullulent de partout, et évitent les désagréments des déplacements surtout après une dure journée. Et puis ces vendeurs proposent de belles choses à des prix abordables. «C’est moins cher que les chez les commerçants !» nous dira Da Idir, croisé près de cet endroit. Et d’un autre coté cette situation crée beaucoup de cassements de têtes. Et n’est pas sans conséquences, manque d’hygiène, concurrence déloyale… et c’est l’une des causes principales qui étouffent la ville. Enfin, les citoyens souhaitent que cette place reste propre, ne serait-ce que par respect, au nom de l’homme qu’elle porte, à savoir Ahcène Mezzani.

Youcef Ziad

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