Le SETE appelle à une grève illimitée à partir du 9 janvier

Une grève illimitée sera observée par les enseignants de la wilaya de Tizi Ouzou, à partir du 9 janvier, en réponse à l’appel du Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE),affilié à l’UGTA, pour obliger les pouvoirs publics à verser les primes de rendement. Le SETE, « appelle l’ensemble des travailleurs du secteur de la wilaya de Tizi Ouzou à observer une grève illimitée, à compter du 09/01/2006, jusqu’au versement de la prime de rendement », lit-on dans un appel rendu public. Le bureau de wilaya de ce syndicat,accuse les pouvoirs publics de nourrir le pourrissement, « en multipliant sciemment les erreurs pour des objectifs inavoués », rédige t-il. « Pour preuve », indique t-il, « tous les travailleurs n’ont pas perçu la prime de rendement ainsi que la prime de scolarité, à ce jour ». Dans son document, le SETE ne donne pas les délais du retard accusé par les pouvoirs publics dans le versement de ces primes, mais il reste inquiet sur les dépenses qui seront générées à l’occasion de l’Aid et Yennayer. Fort de son aura, le syndicat affilié à l’UGTA, compte rallier à sa cause le plus grand nombre de travailleurs, d’autant plus qu’il n’est pas le seul à dénoncer cette situation. En effet, dans un avis rendu public, avant-hier, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (l’UNPEF), a interpellé le wali afin qu’il mette un terme à une situation, qu’il qualifie de « marasme », due au non-versement des primes de rendement. Moins « agressif » que le SETE, mais dénonçant, énergiquement cette situation, l’UNPEF écrit : « Nous vous interpellons encore une fois, pour mettre fin à ce marasme qui n’a que trop duré au détriment du bien -être des travailleurs à la veille de l’Aid ». Le syndicat souligne que le retard accusé dans le versement de cette prime, est indépendant du service de paie de la direction de l’éducation, mais le fait que le Trésor de la wilaya ait donné la priorité aux versements des salaires. L’UNPEF, déclare que « cela ne veut aucunement dire que les services du Contrôleur financier et du Trésor sont loin de tout reproche ». La structure, pense que même si, cette fois-ci, la raison invoquée est fondée, « ces organismes ont toujours rendu la vie dure aux enseignants ». Pour étayer leurs propos, les rédacteurs évoquent l’éternel problème des rejets de dossiers sans raison valable. Même si l’UNPEF tente, via le document de rassurer les travailleurs du secteur éducatif d’un éventuel versement de la prime, il n’en demeure pas moins que beaucoup de préoccupations restent suspendues, et soulevées à chaque occasion par les enseignants. La titularisation des vacataires et l’augmentation des salaires demeurent les points de discorde entre la tutelle et les différents représentants des travailleurs de l’éducation. Pour affronter une scène qui bouillonne, la tutelle a opté pour le dialogue. Le département de Benbouzid a invité, avant-hier les syndicats de son secteur pour des pourparlers. Reste à savoir, si le SETE, ira jusqu’à renoncer à ? décreté pour la veille de l’Aid. Les yeux seront braqués également sur les résultats des rounds de négociations entre la tutelle et les syndicats de l’éducation.

M. Ait Frawsen