Bouzeguène le produit se fait rare à travers toute la région – Pression sur le lait en sachet

Les habitants des vingt- quatre villages de Bouzeguène vivent depuis des années avec la rareté du lait en sachet.

En effet, les citoyens doivent se déplacer au chef-lieu pour avoir seulement deux sachets de lait vu la quantité très limitée livrée aux épiceries des villages sans parler des deux dinars de plus parce qu’en fait, au village, le sachet fait vingt sept 27dinars ; ce qui est étrange c’est qu’aux usines, il n’y a plus de grève ni manque de produit, tout marche bien. Alors, d’où vient cette pénurie ? Question à laquelle personne ne trouve de réponse. En faisant une chaîne de plusieurs mètres en plein froid devant les deux et uniques revendeurs agrées de la région, les consommateurs sont obligés de sortir des lieux de travail pour ne pas rater ce produit indispensable à toutes les familles. « Je sors du boulot dès qu’on m’appelle pour m’informer de l’arrivée du camion. Les gens ne peuvent pas tous se permettre le lait en poudre qui n’est pas à la portée de tout le monde, le moins cher est à 290 DA », déplore un employé à la mairie. Les distributeurs disent que la cause de ce manque est que la demande est très supérieure à l’offre et que la quantité qu’on leur réserve est réduite. Cette situation qui perdure rappelle à quelques citoyens l’époque de la crise économique qu’a vécue l’Algérie il y’a quelques décennies où le moindre produit s’achète en faisant la chaîne : semoule, huile, café sucre… etc.

« En plus du froid qu’on attrape en faisant la chaîne sur le trottoir, le commerçant s’amuse à faire la différence en vendant. Il donne deux sachets à l’un et huit à un autre parce qu’il le connaît bien et de crier à haute voix : Laissez-nous travailler ! Organisez-vous !», raconte une enseignante.

Ce qui n’est pas normal à Bouzeguene alors que partout ailleurs le lait en sachet est disponible à tout moment à l’image d’Azazga ou de Bejaïa. Les gens doivent penser sérieusement à investir dans ce domaine pour pouvoir sortir de cette crise qui persiste. La région compte un grand nombre d’éleveurs de vaches laitières et au lieu de vendre le lait aux autres usines, il y a lieu de s’unir pour construire eux-mêmes une usine dans la région. La volonté et les moyens ne manquent pas et puis l’état encourage ce genre de projet dont tout le pays a besoin.

 Fatima Ameziane