Aït Yahia Moussa : L’actuel établissement est surchargé selon de l’APE – Ath Amar Moussa réclame une deuxième école

Même s’il faut reconnaître que cette municipalité est la mieux dotée en établissements scolaires, des besoins se font sentir dans certains hameaux.

Actuellement, tous les villages ont des écoles primaires. 16 établissements du cycle primaire, 4 collèges d’enseignement moyen, 1 lycée, sont déjà opérationnels dans cette municipalité. A Ath Amar Moussa, les parents d’élèves qui se sont réunis dernièrement ont obtenu l’agrément de leur APE. « Nous l’avons eu finalement car il est devenu une condition sine qua non. Si nous avons jugé qu’il fallait créer cette association, c’est parce que nous avons remarqué que nos enfants manquent de moyens dans leur établissement vétuste », nous confiera un membre de la dite association. Notre interlocuteur nous apprendra que les quatre salles de cours de leur école restent insuffisantes. «  Dernièrement, après de nombreuses réclamations auprès des autorités locales, en vue de l’extension de l’école, une commission s’est déplacée sur les lieux et un choix de terrain a été fait pour la réalisation d’un bloc scolaire », ajoutera le même parent. Pour ce dernier, c’est un terrain dégagé tout près de l’aire de jeu du village. A l’entendre, il n’y avait aucune opposition à ce sujet. Les membres de l’APE s’apprêtent à faire d’autres démarches afin que la direction de l’éducation inscrive ce projet. Car, estimeront-ils, c’est une urgence car les salles de cours existantes sont dans un état vétuste. « Nous interpellons les responsables de l’académie car notre village est dans ce besoin », conclura le même interlocuteur. Notons que dans cette commune, il n’existe qu’un seul hameau qui n’a pas encore son établissement. Il s’agit d’Ath Sidi Ali. Un hameau enclavé situé à quelques centaines de mètres de Timezrit ( Boumerdès). « Le nombre d’élèves est insuffisant pour leur réaliser une école. D’ailleurs, nous leur avons réservé un fourgon qui leur assure le transport jusqu’à Timezrit où ils sont scolarisés », nous confiera une source proche de l’APC. En dépit de ce petit manque, cette municipalité a fait d’énormes progrès dans ce domaine quand on se rappelle qu’au lendemain de l’indépendance, elle n’avait qu’une seule école primaire au chef-lieu et deux ou trois autres léguées par la France coloniale dans les grands villages où par exemple à Tafoughalt les locaux de la SAS avaient fonctionné plus de cinq ans comme école primaire à une seule classe.

Amar Ouramdane