Bouzeguène Le problème de la collecte des ordures persiste – Une décharge sauvage au chef-lieu

Les citoyens de la région de Bouzeguène sont confrontés au désastre des déchets éparpillés partout au chef-lieu, un problème auquel les autorités n’arrivent toujours pas à trouver une solution.

En effet, le problème persiste depuis la fermeture de la décharge communale qui se trouvait à Azghar pour que toute la région se transforme en lieux de dépôts d’ordures, à commencer par Assif Ousserdhoun au chef-lieu et dans quelques villages. Grâce à l’implication des villageois, des solutions définitives pour les problèmes qu’ils rencontrent quotidiennement ont été trouvées. Ils ont compris qu’on ne peut parler de développement sans parler de propreté qui relève de la responsabilité de tout un chacun. Malheureusement, au centre ville, qui doit normalement refléter l’image de toute la région, la situation environnementale est déplorable. Les déchets inondent toutes les rues et ruelles à la cité des 56 Lgts juste en face de la mosquée à quelques pas de la banque BDL, de la police communale, du centre culturel et de la mairie. Les centaines de personnes qui fréquentent ce chemin doivent fermer le nez pendant plusieurs minutes pour respirer juste après la fumée et l’odeur nauséabonde des déchets qu’on brûle en plein jour. « On a appris le revêtement en béton bitumineux de notre route qui mène vers le chef-lieu malheureusement les déchets qui nous menacent et qui nous empêchent d’ouvrir les fenêtres de crainte des insectes et des mauvaises odeurs devaient être pris en charge au premier lieu. Le développement vient après ! Pour nous, ça n’a aucun sens. » dira avec amertume un résident à la cité. « Je suis venue retirer de l’argent mais c’est fou, les autorités tolèrent ce scandale dans notre commune, ils doivent intervenir, ils sont là pour nous protéger de ce désastre. Ils sont payés pour ça ; c’est malheureux, on se sent seuls ! Dans d’autres pays, les enfants ont des manèges, les vieux des jardins. Les nôtres marchent entre les ordures et respirent la fumée qu’elles dégagent. » déplore une enseignante. En montant vers l’annexe du CFPA pour aller à la maison de jeunes située juste en face du dispensaire de Bouzeguene, on s’affronte à la même image. Une tonne d’ordures jonche la ruelle. Les malades rejoignent le centre pour se soigner risquent d’attraper un microbe ! « C’est grave ce qu’on est en train de vivre, j’attends mon tour pour faire vacciner mon bébé de 06 mois, je me bouche le nez parce que je ne peux supporter l’odeur des déchets. Ils attendent qu’une épidémie frappe la région pour se réveiller ? C’est pas à nous de leur dire comment régler ce problème urgent, c’est pour ce genre de moments qu’on a voté pour eux. » raconte une citoyenne. Aujourd’hui, on a remarqué un grillage que l’APC a mis mais peut-il empêcher les gens de jeter leurs ordures ? C’est tout ce qu’ils ont pu trouver comme solution pour le moment. Les cybercafés, épiceries, superettes, cabinets dentaires, crèches ne sont pas épargnés. Les déchets de toutes natures décorent leurs ruelles et tous les espaces. « Nous ne savons plus comment nous en sortir. Notre belle région est salie et un danger pèse sur la santé publique. « Il faut mettre en place des poubelles et installer une usine de recyclage des déchets » préconise un citoyen. Le problème a été abordé lors de plusieurs réunions qui se sont tenues à l’APC e Bouzeguene pour pendre en charge les déchets du chef-lieu. Néanmoins, à ce jour rien n’a été fait et la situation a empiré. Les citoyens interpellent les autorités à prendre au sérieux le problème dans les plus brefs délais pour trouver des solutions définitives et non provisoires.

Fatima Ameziane .