Ighil Ali L’insécurité gagne du terrain – Le cri de détresse de la population

L’insécurité sous toutes ses formes prend des proportion alarmanets dans la commune d’Ighil Ali. Excédée par multiplication des méfaits, qui essaiment aux quatre coins du chef-lieu communal, et même au-delà, la population locale tire la sonnette d’alarme dans une pétition adressée ces jours-ci au wali.

Transmise par la voie du premier magistrat de la commune, qui se fait à l’occasion, l’écho des préoccupations de ses administrés, la requête sollicite « l’ouverture urgente et immédiate de la sûreté de daïra d’Ighil Ali ». Les pétitionnaires mettent en exergue l’impérieuse nécessité de « lutter contre les fléaux sociaux qui sévissent en masse et assurer et garantir un cadre de vie sain et paisible à l’ensemble de (nos) habitants, dont le quotidien est terni par les multiples dépassements et agressions en tous genres », en tançant le wali à « user de son influence auprès des autorités concernées ». « En l’absence des autorités concernées pour la gestion, la prise en charge et le contrôle de ces maux sociaux, notre village est voué à ces hordes sans pitié ni âme, qui font fleurir toutes ces misères au sein de notre jeunesse et population », font-ils remarquer. Brossant un tableau peu ragoutant de la vie intra-muros, les auteurs de la requête notent que « la vie dans notre village ressemble à un enfer qui ravage au quotidien nos valeurs, notre mode de vie, nos traditions ainsi que la sécurité des personnes et des biens » ; déplorant que « La drogue, l’alcool, les femmes, les vols et d’autres fléaux soient devenus le lot quotidien au sein de notre village ». Les rédacteurs de la missive citent aussi le cas des accotements de la RN 106, devenus « une décharge à ciel ouvert » et la forêt de Bouni, transformée en « lieu de débauche, au vu et au su de tout le monde ». Et de réitérer enfin leur desiderata, afin de « nettoyer la société de tous ces fléaux et de sauver notre jeunesse, ainsi que notre quotidien de cet abîme au fond duquel ils sont embourbés ».

N. Maouche