Après une grève de trois jours, qui a pris fin mercredi passé le syndicat national des travailleurs du secteur de la solidarité nationale monte au créneau et menace de radicaliser son mouvement de grève, si rien n’est fait d’ici les prochains jours. Alors que les travailleurs du secteur de la solidarité nationale ont déjà retenu l’option de radicalisation de leur mouvement, le ministère rappelle que la majorité des revendications exprimées par les travailleurs et fonctionnaires du secteur «sont satisfaites» et que «les portes du ministère demeurent ouvertes pour la poursuite de l’examen des préoccupations posées dans le cadre du dialogue et de la concertation». De ce fait, le syndicat en question a dénoncé «la politique de fuite en avant adoptée par le ministère de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, au lieu de trouver un terrain d’entente aux préoccupations des travailleurs du secteur», lit-on dans le communiqué de ce syndicat. Les rédacteurs de ce communiqué ont déploré le fait que ce mouvement de grève, enclenché par deux organisations syndicales (le syndicat des travailleurs de la solidarité nationale affilié au Snapap et celui affilié à l’UGTA), ait resté sans suite. En outre, ce syndicat a dénoncé « les intimidations » et « les menaces » proférées par les directeurs de l’action sociale et de la solidarité à l’échelle nationale, à l’encontre des travailleurs grévistes afin de casser leur mouvement de grève. Dans le même document, le syndicat des travailleurs de la solidarité nationale demande l’intervention du Premier ministre « afin de mettre fin à cette situation qui risque de conduire le secteur en question vers le pourrissement ». Toutefois, les établissements spécialisés et les Directions de l’action sociale et de la solidarité (DAS), dans toutes les wilayas du pays, ont été paralysés aux environs de 79% au troisième jour de ce mouvement de grève. Ce syndicat a dans le même document réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications. Celle-ci se résume en «la révision du statut particulier de la Fonction publique en intégrant les spécificités de chaque corps, le droit des travailleurs à la promotion après dix ans de service, l’application de l’indemnité de soutien pédagogique qui a été réévaluée à 15%, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, l’amélioration des conditions de travail et l’instauration d’une indemnité spécifique sectorielle comme ce fut le cas dans le secteur de l’éducation nationale». Outres les revendications citées plus haut, les fonctionnaires du secteur en question réclament « l’application des procédures de la prise en charge du dossier de la médecine du travail, l’intégration de tous les contractuels et le respect des libertés syndicales ».
L. O. Challal
