La grande salle du CEM Smail Kaci, dans la commune des Ouacifs, a abrité hier, la première Journée de l’infirmier sous le thème «Profession et perspectives». Une initiative des travailleurs et de la direction de l’EPSP local. Etaient présents les P/APC d’Aït Toudert et de Yatafen, des médecins et enseignants de l’institut des sages-femmes de Tizi-Ouzou et de l’institut paramédical d’Aïn El Hammam, des coordinateurs des activités paramédicales, des cadres de la santé ainsi que des infirmiers, tous grades confondus, venus des quatre coins de la wilaya. Lors de l’ouverture, le directeur de l’EPSP, M Ammarkhodja Nasredine, a mis en exergue l’opportunité de cette journée dans la formation continue des paramédicaux qui vise l’amélioration de la prise en charge des malades. «Notre souci premier est le malade. Donc l’initiative d’aujourd’hui n’est que le début d’un processus d’actions qui auront lieu dans les mois à venir», a-t-il déclaré devant l’assistance venue nombreuse. Le P/APC de Yatafen, représentant des maires des trois communes, dira : «Nous sommes ici pour vous accompagner et vous encourager à travailler. Ce que vous faites va dans l’intérêt du malade». Mourad Regane, représentant des travailleurs, a tenu quant à lui à remercier le directeur de l’EPSP de Ouacifs pour sa disponibilité aux côtés des travailleurs : «Ce séminaire est tout à votre honneur. La main dans la main, nous assurerons un avenir meilleur». Par la suite, pas moins de 10 communications ont été données. M. Ouddai Slimane, coordinateur des activités paramédicales, animera une communication ayant pour thème «La profession infirmière et la profession libérale». Il qualifiera l’infirmier de maillon important de l’équipe soignante et dans les différentes processus de la prise en charge des malades, de par les innombrables tâches qui lui sont confiées. Il procède en effet aux soins spécifiques et d’hygiène, la préparation ainsi que la distribution des médicaments et la préparation du patient devant subir une intervention chirurgicale. Mme Boussafer Hafidha, enseignante à l’institut des sages-femmes de Tizi-Ouzou a elle abordé le volet de la qualité et sécurité des soins dans les établissements de santé. Selon elle, le rôle de l’infirmier exige une autonomie, la capacité de jugement et d’initiative : «L’infirmier est responsable des décisions qu’il prend et de leur réalisation». M. Salmi, de l’institut paramédical d’Aïn El Hammam, mettra dans son exposé l’accent sur la communication avec le malade : «La communication avec les malades est plus que primordial. Avec des petits gestes, l’équipe soignante peut soulager le malades». Pour Amyoud Mourad, enseignant à l’institut des sages-femmes de Tizi-Ouzou, insistera dans sa communication sur le bon usage des gants dans le milieu hospitalier, afin d’éviter plusieurs contaminations pour le malades et pour le personnel. Notons enfin que le séminaire s’est déroulé dans des bonnes conditions, que ce soit dans l’organisation ou dans le niveau pédagogique des communications qui ont été données. Les débats ont été des plus intéressants et des plus instructifs concernant plusieurs lacunes auxquelles est souvent confronté l’infirmier. Cette première édition de la Journée de l’infirmier a été clôturée avec une cérémonie de remise de cadeaux et de diplômes aux participants et aux organisateurs.
A. G
