Contrairement aux années précédentes durant lesquelles le mois de Ramadhan faisait l’objet d’attentions soutenues de la part des autorités locales, pour cette année 2015, les citoyens de la daïra de Mekla devront se contenter des rencontres autour des tables de dominos au niveau des cafés et de salles aménagées à cet effet, ou de se balader à travers les ruelles en groupes ou en solo, malgré la chaleur étouffante. Sur la place «Aissat Idir», nulle animation. Un cafetier «provisoire» a été autorisé à s’y installer mais les détritus qui jonchaient la place se sont retrouvés entassés dans un coin tout simplement, le camion de la voirie n’étant pas encore passé ! Les travaux en cours dans le stade de Mekla ont obligé à sa fermeture tandis que les deux maisons de jeunes semblent plongées dans la torpeur générale. Ceci pour ce qui est de la commune de Mekla. Au niveau de la commune d’Ait Khellili, les travaux d’installation de la conduite du gaz de ville et de la fibre optique avancent lentement et empêchent de ce fait, selon un responsable à l’APC, que l’on organise une quelconque animation, ajoutant que la commune ne dispose d’aucune infrastructure susceptible de servir pour cela. Quant à la commune de Souama, le maire mettant du temps à recevoir la presse, les seuls renseignements récoltés émanent des citoyens, qui se contentent de dire : «Notre commune sera toujours dans l’ombre». Et pourtant, les villages de Souama et d’Ait Zellal ont bien été classés chacun à son tour «Meilleur village propre de la wilaya». «Chez nous, on récolte les titres mais on garde les étiquettes», lancent-ils. À Ait Zellal, l’association du village procède à la projection de films pour … «tuer» le temps. Heureux sont les véhiculés qui peuvent se permettre de faire une virée en dehors du territoire de la daïra, où les gens se sentent plus à l’aise.
Sofiane Mecherri
