Draâ El-Mizan Elle ne trouve plus acheteur en ce mois sacré – Le prix de la sardine en baisse

Depuis le début du mois de Ramadhan, les poissonniers ne font que baisser le prix des poissons. En effet, pour la sardine ordinaire, elle ne dépasse plus les trois cents dinars le kilo, voire moins, chez certains vendeurs ambulants. Ceci en ce qui concerne celle qu’ils appellent « la matinale ». Dès l’après-midi, c’est la dégringolade des prix. Avant-hier, à cause des températures qui ont grimpé jusqu’à 42° Celsius, elle a été même cédée à cent dinars le kilo. D’ailleurs, certains consommateurs n’ont pas cru leurs oreilles d’entendre ces poissonniers la vendre à la criée.  » Je croyais que le vendeur ne fait que s’amuser. Et quand je me suis rapproché de lui, j’ai finalement compris que ce n’était pas une farce », nous dira un client accosté devant le point de vente improvisé par les poissonniers au centre du marché des fruits et légumes. Effectivement, la dernière cagette que tenait le poissonnier a été ensuite littéralement prise d’assaut par les badauds qui étaient en face. En un clin d’œil, il ne lui restera rien. Interrogé à propos de ce prix exceptionnel, le poissonnier nous apprendra qu’il avait peur que sa marchandise ne soit altérée par le soleil.  » Il vaut mieux récupérer la moitié du prix d’achat que de perdre tout », nous répondra-t-il. Par ailleurs, notre interlocuteur dira que les poissons ne sont pas prisés durant ce mois.  » On ne peut garder ces produits marins longtemps. Ils sont altérés au bout d’une heure de temps quand la température atteint les 40° à l’ombre », estimera-t-il. Certes, ceux qui étaient sur place étaient contents d’avoir de la sardine à ce prix imbattable de cent dinars, mais tout de même, il y a lieu de relever qu’il est temps de doter ces poissonniers d’une poissonnerie équipée afin d’éviter des conséquences fâcheuses sur la santé des amateurs de ces fruits marins. Notons que la poissonnerie réalisée il y a de cela longtemps, a changé de destination parce qu’au début, les poissonniers l’avaient boudée. Le contrôle de cette activité doit être des plus rigoureux.  » Il faut mettre en place une brigade de contrôle comme ce fut le cas dans le temps quand, à partir de dix heures, la vente de la sardine était interdite », notera un octogénaire qui se rappelait lorsque le grésil était arrosé sur les cagettes non vendues à cette heure-là.

Amar Ouramdane