Il n’est un secret pour personne que le personnel paramédical de la polyclinique des Ouadhias, rattachée administrativement à l’EPSP de Ouacif, subit de terribles pressions, ces derniers temps, à cause de l’insécurité qui règne en maître des lieux.
C’est ce que nous avancent les infirmiers de cette structure. En effet, depuis la fête de l’Aïd El Fitr, le personnel paramédical souffre de l’insécurité dans cette structure, surtout pendant les gardes de nuit. «Nous en avons ras-le-bol ! Nous travaillons sous une pression, marasme et la peur au ventre à cause de l’insécurité qui règne dans les lieux.
À partir de minuit, c’est l’anarchie totale dans cette polyclinique : les énergumènes s’introduisent à l’intérieur du pavillon des urgences et font leur dictat au détriment du personnel infirmier dont la majorité est de la gente féminine», avance un chef d’équipe. Un autre chef avance : «Une solution a été trouvée lors d’une visite effectuée par une délégation parlementaire et la direction de l’EPSP de Ouacif il y a presque 4 mois. D’ailleurs, la situation sécuritaire au sein de cet établissement a été sensiblement améliorée suite à un accord entre les services concernés suite à la mise en place d’agents de la sûreté de daïra dans l’enceinte de l’établissement. Hélas, aujourd’hui, les agents de police ont déserté les lieux, laissant le champs libre à ces délinquants». Un autre lui emboitera le pas en disant : «La garde d’avant-hier a été catastrophique.
Un voyou a fait irruption à l’intérieur du pavillon des urgences et a semé la panique et la zizanie tout en endommageant les portes de ce service. Si ce n’est l’intervention de la police, le pire aurait été arrivé». Ce dernier souligne en outre que le personnel est réduit au strict minimum, compte tenu de la période estivale où ce service des urgences est souvent submergé par les malades. «Le nombre de malades est nettement triplé en cette période de l’été notamment avec l’arrivée des émigrés et ceux qui vivent hors wilaya», indiquera-t-il. Par ailleurs, le personnel en question exhorte les services concernés de mettre en place un dispositif nécessaire pour permettre à ce personnel, qui souffre en silence, de travailler en toute sécurité et dans de bonnes conditions. «Nous demandons la sécurité de l’établissement, notamment durant la nuit, pour une bonne prise en charge de nos malades», soulignent-ils.
M. Z.
