Inlassablement, les présidents et les membres des associations des deux versants d’Ath Helouane (une partie de Bouira et une partie de Tizi-Ouzou) ne cessent chaque jour de passer à l’action allant même jusqu’à arrêter des personnes s’adonnant à de la prostitution sur la route principale du site touristique de Tizi Oudjaâvouv.
«C’est en pleine chaussée que nous avions arrêté un couple qui s’adonnait aux mauvaises mœurs. Certes, au début, nos jeunes ont quelque peu hésité à approcher les deux personnes. Mais, comme ces dernières ne voulaient rien entendre, elles ont été alors ligotées. Elles ont été ensuite remises entre les mains des gendarmes relevant de la brigade de Maâla, dans la commune d’Ath Laâziz, relevant de la wilaya de Bouira», nous confiera M. Mohamed Belkadi, président du comité du village Helouane (Bounouh). Et de poursuivre : «nous remercions le chef de brigade qui, avec ses éléments, était à nos côtés depuis le lancement de l’opération de récupération de ce site merveilleux, lancée le seize juin dernier, occupé par des ivrognes, des drogués et des délinquants».
Abondant dans le sens du nettoyage de ce site, notre interlocuteur nous apprendra que les responsables de l’APC ont mis à leur disposition, le vingt-cinq juillet dernier, deux camions et une case. «Tous les amas de détritus et les sacs-poubelle remplis de canettes de bière depuis notre première action sur ce site ont été acheminés à la décharge publique de Bouira. Nos vigiles sont sur les lieux et veilleront le temps qu’il faudra jusqu’à ce que cet endroit devienne un lieu de détente aux familles et sera ainsi repris en main par les représentants des associations initiatrices de ce projet», conclura M. Mohamed Belkadi.
De leur côté les responsables locaux de la commune de Bounouh sont disponibles à prêter main forte aux représentants des associations pour que Tizi Oudjaâvouv ait la vocation de site touristique. Il est attendu aussi que les autorités de wilaya se penchent sur ce cas, parce qu’on croit savoir qu’un investisseur aurait déposé un dossier pour ériger sur les lieux un village en bois afin de développer le tourisme dans la région, qui est à quelques jets de pierres du majestueux Djurdjura.
Pour ceux qui ne connaissent pas le site en question, ils doivent savoir que c’est un plateau de plus de cent trente hectares dont une partie est intégrée dans le Parc National du Djurdjura, en pleine montagne à plus de mille deux cents mètres d’altitude, planté d’une forêt de pins et de sapins. C’est un site naturel. Son développement n’exige pas vraiment de gros moyens.
Amar Ouramdane

