Hygiène des hôpitaux

S’il y a des lieux où l’hygiène devrait être respectée à fond, c’est bien les hôpitaux. Il est vrai que ce sont des lieux où se côtoient toutes les misères et toutes les souffrances, il n’en demeure pas moins que l’hygiène doit être la préoccupation première de ceux qui sont chargés de gérer les hôpitaux comme de ceux qui prodiguent les soins. Faut-il rappeler que les progrès réalisés par la médecine dans la lue contre les maladies infectieuses ont été obtenus en grande partie grâce à l’amélioration des conditions d’hygiène, aussi bien dans la société que dans les hôpitaux où la présence d’un grand nombre de malades pouvaient, si on n’y prenait pas attention, aider à la diffusion des maladies et non à leur éradication ? Les hôpitaux algériens semblent avoir oublié cette règle. Il suffit de faire un tour dans ces établissements pour s’en rendre compte: chambres et couloirs sales, lits poussiéreux blocs opératoires vétustes et à l’hygiène douteuse, toilettes bouchées, va-et-vient des malades et des visiteurs, reliefs de repas traînant partout… Comment s’étonner dès lors que les maladies ne se propagent pas, que des malades venus pour soigner des maladies précises, en attrapent d’autres ? Si certains maux comme le rhume, sont bénins, d’autres, comme l’hépatite C sont très graves. Or, c’est aujourd’hui établi, un grand nombre d’hépatite C sont contractées en milieu hospitalier ! Bien souvent, il suffit d’adopter quelques mesures simples, comme le respect simple des mesures d’hygiène ou l’isolement des malades contagieux, pour améliorer la situation. Des mesures simples mais qui s’avèrent aujourd’hui nécessaires pour faire des hôpitaux des lieux où on vient pour se soigner et non mourir.

S. Ait Larba