Promouvoir le geste qui sauve

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Bien qu’elles ne soient pas rémunérées comme c’est le cas dans certains pays, à l’instar des États-Unis, où le don de sang est un bien marchand, des centaines de personnes offrent quotidiennement leur précieux liquide à Boumerdès. « Pas moins de 9 213 poches de sang ont été collectées depuis le début du mois de janvier 2015 et l’on en prévoit le chiffre précis de 15 000 à la fin de l’année », nous a fait savoir, hier, le président de l’association départementale des donneurs de sang, M. Noureddine Djemaoune. Activant actuellement surtout avec le CHU de Béni Messous et parfois en coordination avec les hôpitaux de Thenia et Dellys, celui-ci projette de poursuivre d’ici peu les campagnes de prélèvement de sang, notamment en milieu universitaire. Il citera les campus de l’ex-INIM et de l’ex-INH, ainsi que les résidences universitaires de Boudouaou et de Corso, affiliées à la faculté des sciences juridiques et administratives de l’ex-Alma. Affecté par l’établissement hospitalier de Thenia, un clino-mobile de prélèvement de sang s’installait périodiquement, cet été au centre-ville de Boumerdès, sur l’esplanade du café Madaur ou au niveau de la place publique de Tidjelabine. Mais les quantités de sang prélevées paraissent insignifiantes, en comparaison avec celles collectées par le responsable du clino-mobile affilié au CHU en définitive de Béni Messous, d’autant que celui-ci est toujours stationné tout près de la Maison de la culture du chef-lieu de wilaya de 9 heures à 23 heures. Encore qu’elle soit dotée de trois principaux hôpitaux, à savoir ceux de Thenia, Bordj Ménaïel et Dellys, la wilaya de Boumerdès ne dispose pas encore de centre de prélèvement sanguin. La réalisation d’une telle structure dans un terrain vague à deux kilomètres à l’Est de Corso, il y a quelques années, ne fut que pure perte, car le donneur de sang refuse de s’y rendre par souci d’économie d’argent, de temps et d’énergie.  »Pour que le problème soit définitivement résolu, il faut implanter un centre de prélèvement au chef-lieu de wilaya. D’autant qu’un grand hôpital et une école paramédicale y sont en cours de réalisation », insiste le président de l’association susmentionnée. Celle-ci déplore la mauvaise qualité de la collation offerte aux donneurs de sang. Ces derniers n’ont droit, à Boumerdès, qu’à un pot de yaourt et quelques biscuits, et ce, en dépit des recommandations incessantes des médecins concernant leur alimentation. Le pourcentage de donneurs bénévoles de leur précieux liquide vital n’a pas cessé pour autant d’augmenter au fil des années dans cette ville universitaire, où l’association précitée médiatise périodiquement son action humanitaire, en plus de sa commémoration des Journées nationales, maghrébines et mondiales. À cette action de bienfaisance s’ajoute la distribution de médicaments et de vêtements aux nécessiteux, suite à sa coordination avec des entreprises publiques et privées.

Salim Haddou

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