Les pêcheurs s’organisent

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Un réseau algérien des associations de la pêche artisanale vient de voir le jour à Azeffoun.

Regroupant 11 associations de différentes régions du pays, le réseau compte se pencher sérieusement sur le secteur de la pêche artisanale afin de trouver des solutions aux problèmes existants et valoriser le métier. Le secteur de la pêche fait partie de ces domaines qui ne laissent pas de répit à ceux qui y activent. La pêche artisanale est encore plus exposée aux différentes contraintes et un forum des associations qui activent dans le domaine ne peut qu’être le bienvenu afin de réunir les travailleurs du secteur pour discuter des difficultés qu’ils endurent au quotidien et de s’y pencher afin de trouver les meilleurs solutions, étant aussi la meilleure des tribunes pour s’exprimer sur ces mêmes difficultés et attirer l’attention des autorités compétentes. Jeudi passé pas moins de onze (11) associations, venues de sept wilayas du pays, entre autres, Oran, Chlef, Alger, Boumerdès, Béjaïa, se sont réunies au sein du désormais siège du réseau. Ce dernier compte aussi plus d’une trentaine de participants, dont des scientifiques, une initiative de l’association de la pêche artisanale et environnement «le dauphin» d’Azeffoun avec le soutien de l’assemblée populaire de wilaya. Un 1er pas dans la mise en place des directives volontaires de la pêche artisanale comme édictées par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le président du forum, Hacène Hamdani, affirme que le principal travail, cheval de bataille du forum, est celui de collaborer au secteur de la pêche artisanale et de porter haut les besoins exprimés par les différentes associations adhérentes. Au passage, il n’omet pas de survoler le quotidien d’un pêcheur «qui travaille en tout et pour tout, 120 jours par ans dans des situations extrêmement difficiles», devant un secteur de la pêche qui ne lui offre pas toujours toutes les commodités et facilités nécessaires. Le pêcheur artisanal est aussi confronté au manque et à la dégradation de plus en plus remarquée des ressources halieutiques. Une réalité qui résulte des changements dans la pratique de l’activité et la prolifération de la pêche illicite ainsi que de l’augmentation importante de la flotte des pêcheurs. Chose qui nécessite une «valorisation des produits de la pêche artisanale au profit du développement local, tout en valorisant le métier en lui-même qui emploie des centaines de personnes», dira-t-il. Le réseau est aussi représenté à l’Ouest, au Centre et à l’Est du pays, où un représentant a été désigné dans chacune de ses régions. Le président du réseau algérien des associations de la pêche artisanale tient au passage à souligner que le réseau garde ses portes ouvertes à d’autres associations agréées activant dans le secteur et désireuses d’y prendre part.

T. Ch.

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