Une équipe de chercheurs de l’institut national des recherches agricoles, composée des chercheurs Amrouni Haoua, Fathallah Rabah accompagné du technicien supérieur Fahas Mohamed, est arrivé en fin de la semaine dernière dans la région de M’Chedallah où elle a rencontré des agriculteurs, notamment ceux intervenant dans la filière oléiculture au niveau de la subdivision agricole de M’Chedallah. Et cela en exécution du programme de constitutions d’un panel comprenant pas moins de six wilayas à savoir: Bouira, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Setif, Jijel et enfin Skikda pour un total de 50 exploitations agricoles qui ont été choisies pour servir de référence technico-économique en vue d’actualiser les données sur ces exploitations dans l’objectif d’assoir une stratégie de suivi permanant afin de répertorier les produits les plus dominants dans le système de production.
Pour ce faire, cette équipe s’est munie d’un canevas comportant pas moins de 300 questions auxquelles elle apportera des réponses fiables en collaboration avec les agriculteurs et leurs propres investigations et constatations sur le terrain. Nous apprenons des membres de cette équipe qui vient de déclencher cette importante opération que neuf exploitations agricoles relevant des EAIC ont été recensées et prises comme modèle de référence au niveau de la wilaya de Bouira et reparties sur quatre communes qui sont, M’Chedallah, Ahnif, Haizer et Lakhdaria. Durant cette rencontre, chercheurs et agriculteurs se sont penchés sur les divers aspects et techniques à mettre en œuvre pour une relance quantitative et qualitative de la filière oléiculture en particulier.
Un programme de remise en valeur qui cible aussi la protection phytosanitaire des récoltes, la lutte contre les maladies et parasites des palliatives contre les conditions climatiques défavorables et les moyens à mettre en œuvre pour réduire au maximum les frais d’exploitations y efférents. Rappelons qu’une autre équipe de chercheurs de l’INRA a confectionné et ficelé un dossier de labellisation de l’huile d’olive de la région de M’Chedallah en 2011, dossier déposé au niveau du ministère de l’Agriculture qui malheureusement n’a bénéficié d’aucune suite à ce jour, d’autant plus que de nombreux propriétaires de la région ont introduit, depuis ces trois dernières années, dans cette filière l’opération de mise en bouteille et d’étiquetage selon les normes internationales pour faciliter son exportation. Notons enfin que les agriculteurs, les écologistes ainsi que les amis de la nature espèrent voir ces institutions spécialisées dans cette filière de l’oléiculture relevant du ministère de l’Agriculture se pencher sur le cas des déchets notamment la margelle et le grignon des matières hautement polluantes qui causent durant chaque saison de la récolte d’olive et l’opération de trituration des catastrophes écologiques du fait d’être rejetées en pleine nature sans aucun traitement en vue de réduire de leur nocivité sur l’environnement d’autant plus que ce sont des matières dont la biodégradation est des plus lentes et s’étale sur plusieurs années. Rappelons que durant l’époque où cette filière oléiculture était exploitée par les colons français, le grignon (amegruch en kabyle) à forte composante de matière grasse était utilisé dans la fabrication de savon en morceaux.
Oulaid Soualah
