Les habitants du grand village d’Ath Abdelmoumène, relevant de la commune de Tizi N’Tleta, ne savent plus à quelle autorité se plaindre pour atténuer la crise cyclique d’eau potable qui persiste depuis des années.
En effet et selon les habitants, il est inconcevable que cette rareté de ce précieux liquide dure aussi longtemps dans ce village. «C’est inadmissible que la crise d’eau potable se fasse sentir dans notre village, qui compte plus de mille âmes, même en cette période de froid», avancera un habitant de Tassoukit. Et d’ajouter que «les robinets sont à sec depuis plus d’une semaine à cause d’une panne. A quand le bout du tunnel ?». Une source de l’ADE que nous avons approchée avance que «l’origine de ce hic est une panne causée sur le réseau principal. Toutefois, les travaux de réparation sont en cours». Cette dernière indique que «Dans les prochaines heures, le problème sera résolu et nous allons procéder à l’approvisionnement de ce village». De son côté M. Ammarkhodja Hamid, président du comité de village, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les responsables concernés. «Nous en avons marre, le village est assoiffé par ces crises cycliques de rareté d’eau potable et à chaque fois, les responsables avancent ces pannes qui surviennent sur la conduite principale comme justificatif», dira-t-il avant de s’interroger : «Pourquoi d’autres villages de la commune ne sont pas confrontés à ce problème, et les réparations ne se font que lorsqu’arrive notre tour pour l’approvisionnent en eau potable ?!». En somme, les habitants avouent que pour parer au problème, ils n’ont d’autres choix que de recourir à l’achat de citernes à des prix dépassant les mille dinars le remplissage. «Nous achetons ce liquide avec un prix qui dépasse les 1 000 DA pour une citerne, chose qui n’est pas à la portée de tout le monde !», souligne un habitant d’Ighil N’Ath Chila.
G. G.

