Remous à l’APC de Larbâa Nath Irathen

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Neuf élus de l’APC de Larbâa Nath Irathen, se réclamant de l’opposition, montent au créneau et dénoncent la gestion actuelle du P/APC de cette commune.

En effet, selon une déclaration rendue publique et parvenue à notre rédaction, ces élus issus de 04 partis politiques, en l’occurrence le FFS, le RCD, le MPA et le RND, réclament comme revendication principale, la dissolution pure et simple de l’actuel exécutif de ladite commune. De plus, cette action se veut pour ces contestataires, comme ultime protestation dénonçant de surcroît le marasme qu’endure leur localité depuis 2011, qui s’est traduit par l’inertie dans le développement de la municipalité. Pour ces derniers, toutes les tentatives entreprises par eux en vue de redresser la situation et de créer un climat de collégialité dans l’exécutif communal se sont butées sur «les calculs vils et malsains du premier responsable de l’APC et de ses proches collaborateurs pour les remplacer unilatéralement en fonction du bon vouloir du premier cité», stipule la déclaration de ces élus.

Pour ces neuf élus de l’opposition, l’exécutif communal de la municipalité de LNI, composé par l’alliance d’une fraction des élus du FFS, FLN et RND, et dont le P/APC est issu du FFS, toutes les interpellations qui ont été adressées à ce maire dans le but de débloquer la situation, ont été reçues par ce dernier avec mépris et méfiance. De ce fait, ces contestataires ont affirmé dans leur déclaration, qu’après «plus de deux ans de vaines tentatives de travailler avec ce P/APC et son équipe, nous avions pris la décision d’alerter l’opinion publique sur les dérives autoritaires de ce dernier, le 30/03/2015». Après cette décision, ces élus de l’opposition ont fait savoir qu’ils ont procédé au gel de leurs activités dans toutes les commissions, et qu’il s’agit là d’une «forme de protestation qui était destinée à donner à réfléchir au P/APC sur sa gestion chaotique», affirment-t-ils. De même, cette opposition à l’exécutif tient à faire savoir que, suite à ces actions entreprises par eux, le P/APC n’a réservé aucune suite favorable à leurs doléances. Ils ont souligné que ce P/APC aurait dû donner la priorité à l’intérêt de l’institution qu’il dirige au lieu de s’adonner à des considérations politiciennes. La revendication, portant dissolution de l’APC de Larbâa N’Ath Irathène, est motivée, selon ces 09 élus de l’opposition, par plusieurs raisons. Il s’agit entre autres, du non lancement de plusieurs opérations PCD, malgré l’embellie financière dont dispose l’APC, du piétinement des lois en vigueur, du non respect du code communal et du règlement intérieur. À cet effet, les protestataires ont illustré ce constat par le fait que l’assemblée générale qui se tiendra demain, a été décidée après un retard de 90 jours. Par ailleurs, cette opposition à l’exécutif communal de LNI a déclaré en outre, que suite à ces dysfonctionnements enregistrés dans leur municipalité ainsi que leurs répercussions néfastes sur le développement local, les opposants avaient avisé l’ex wali de Tizi-Ouzou, le mois de juin dernier. Egalement, selon eux, ils ont avisé tout récemment, à savoir le mois d’octobre dernier, le chef de daïra de Larbâa n’Ath Irathène et l’actuel wali de Tizi-Ouzou. Des interpellations qui, d’après ces élus, n’ont donné aucune suite positive à leurs doléances de la part de ces derniers.

Ces élus dénoncent, «toutes les propositions émanant des élus dits de l’opposition ainsi que des transfuges du propre parti du P/APC, n’ont jamais été prises en compte et que les débats deviennent stériles et explosifs». De par ce constat amer, d’après ces 09 élus de l’opposition, ces contestataires réitèrent leur revendication principale ayant trait à la dissolution de l’exécutif actuel de leur commune, ainsi que de toutes les commissions y siégeant à l’assemblée et de procéder à leur remplacement total. Il s’agit pour eux, d’un préalable à tout rapprochement, et à défaut de cela, l’assemblée générale qui se tiendra, le 23 Novembre prochain, sera «inévitablement boycottée par l’ensemble des élus».

Rachid B.

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