Le président de la fondation «Énergies pour l’Afrique» et ancien ministre Français, Jean-Louis Borloo, a fait part, hier, de son souhait d’utiliser l’expérience algérienne dans le développement de l’accès à l’énergie. «Nous avons besoin du soutien de l’Algérie dans le développement de l’accès à l’énergie», a déclaré M. Jean-Louis Borloo qui vient de présenter son projet de développement de l’électrification en Afrique, une initiative qui s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre à Paris. Accompagné par l’ancienne ministre de la Francophonie, Mme Yamina Benguigui, M. Jean-Louis Borloo, qui s’est déplacé en Algérie pour son projet de développement de l’électrification en Afrique, estime que le rôle de l’Algérie est «vital» de par son soutien aux pays africains qui n’ont pas accès à l’énergie et son soutien à l’accord international sur les changements climatiques. «S’il y a un pays dans l’Afrique qui a réussi partout et compris dans les zones rurales c’est bien l’Algérie. Il y a un vrai savoir faire de la part de l’Algérie dans le domaine des énergies. L’Algérie est une capitale diplomatique de très grandes importances», a souligné le président de la fondation «Energies pour l’Afrique». «Aujourd’hui, nous somme ici pour conquérir de l’expérience algérienne et l’avoir comme partenaire par son expertise. Nous avons absolument hâte d’avoir à nos côtés l’Algérie, et ce pour plusieurs raisons, à savoir que c’est le premier pays africains qui a eu cette question de l’énergie au centre de son évolution et au centre de sa population», a-t-il soutenu. De son côté Mme Yamina Benguigui a profité de l’occasion pour parler de l’agence Energie Afrique, qui est, selon elle, le grand véhicule qui propose un immense projet africain, signé par 54 États. Après son entrevue hier matin avec M. Jean-Louis Borloo, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelouahab Nouri, a fait savoir que les efforts déployés par l’Algérie dans le domaine des énergies devraient être «mieux connus au niveau de tout le continent africain et international». Pour ce qui est de sa participation à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, le ministre a tenu à rassurer que «l’Algérie n’épargnera aucun effort pour la réussite de cette rencontre. Tant qu’il est question de préserver l’environnement, l’Algérie est toujours présente». Selon lui, «l’Algérie est leader dans ce domaine». «Nous nous joignons à cet effort, sachant qu’un seul habitant sur dix dispose de l’énergie électrique dans les pays africains», a-t-il déploré. «L’Algérie qui a atteint des taux records en eau potable et en gaz naturel, dispose des résultats qu’ont ne trouve pas chez les pays africains, y compris chez les pays riches», s’est félicité le ministre des Ressource en eau. Pour illustrer ses propos, le premier responsable du secteur a affirmé que 99% des foyers algériens sont raccordés à l’électricité et au gaz naturel, tandis que 98% de la population sont raccordés à l’eau potable, par rapport aux autres pays africains qui affichent un taux de couverture électrique de plus de 15%. Il y a lieu de noter que le principal objectif de ce projet est de réaliser un raccordement à l’électricité de quelques 600 millions d’Africains d’ici à 2025.
L.O.Challal
