Les enseignants en grève mardi prochain

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Le conseil national des enseignants du supérieur (CNES) appelle à un autre débrayage national de trois jours, à partir de mardi prochain. En effet, les enseignants universitaires n’abdiquent pas. Le Cnes a refusé de prendre part à la réunion qui eu lieu, avant-hier, entre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le partenaire social. «Nous avons reçu une convocation et non pas une invitation. D’autant plus que nous voulons d’une réunion bilatéral car notre syndicat est autonome et a ses propres revendications», a précisé hier, Abdelmalek Rahmani, le coordinateur national du Cnes. Face à cet état de fait, l’interlocuteur a fait savoir que son syndicat maintient le mouvement de grève annoncé pour les 5, 6 et 7 janvier prochain. M. Rahmani a souligné que ses collègues boycotteront même les rencontres d’évaluation du système LMD qui seront organisées, les 12 et 13 janvier, par le département de Tahar Hadjar. Le conseil national de cette entité syndicale compte se réunir, le 8 janvier, pour faire un constat sur sa situation. «Le Cnes et ses représentants ne se tairont jamais devant les dangers qui minent et menacent l’existence de l’université nationale, le harcèlement et menaces qui pèsent chaque jour sur nos élus, les fausses promesses largement distillées dans les médias et la paupérisation qui touchent l’ensemble du corps enseignant», a assuré le Cnes. Pour ce qui est des revendications mises en avant par le CNES figure la nécessité de sanctionner tous les réacteurs qui sont impliqués dans les affaires de fraude et ne pas seulement les changer. Il faut féliciter ceux qui ont porté un plus pour l’université algérienne et sanctionner ceux qui ont semé le chaos», a plaidé M. Rahmani. Le syndicat appelle à l’arrêt «immédiat» de toutes les mesures d’harcèlement et de toutes les poursuites judiciaires et disciplinaires. Les protestataires appellent, également, à cesser toutes les formes de pression directes ou indirect sur les élus et les enseignants.

Samira Saïdj

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