Les tarifs du transport augmentent

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Sitôt les nouveau prix du gasoil et de l’essence affichés, le premier janvier au niveau des stations services de la région (5 DA de plus pour un litre de mazout et 8 DA de plus pour un litre d’essence), les transporteurs ont unanimement décidé d’augmenter les tickets de transport sans qu’aucune note n’arrive de la direction des transports. Sur toutes les lignes, menant aussi bien vers les villes voisines que vers les villages, la hausse se situe entre 5 DA par place et 10 DA. Ainsi, commençons par la ligne Draâ El-Mizan vers Tizi-Ouzou, on croit savoir que le tarif serait augmenté incessamment. C’est, d’ailleurs, la hausse qui sera la plus ressentie des voyageurs. « Moi qui suis étudiant, puis-je débourser plus de trois mille dinars de plus uniquement pour le transport, dans le cas où la rumeur de voir le tarif grimper de 60 à 80 dinars ? », s’interrogera un étudiant qui fait la navette entre son domicile et la capitale du Djurdjura. Avant-hier, ce sont les transporteurs du village Tafoughalt, dans la commune d’Aït Yahia Moussa, qui activent entre le chef-lieu de daïra et le village précité qui ont augmenté le tarif de 10 dinars pour passer ainsi de 30 à 40 dinars pour un trajet de douze kilomètres. « On ne va pas travailler pour rien. En plus des carburants qui ont augmenté nous avons d’autres charges. Si on maintenait le tarif à 30 dinars, il faudra tout simplement remettre les cartes de transport et garer nos fourgons », nous répondra un transporteur d’un air dépité. De leur côté les voyageurs ne trouvent rien à dire. « On est pris entre le marteau et l’enclume. Moi, qui travaille dans une administration publique dans le cadre du dispositif de DAIS, je ne peux plus supporter ces vingt dinars de plus par jour », nous dira cette jeune fille qui ne cache pas sa déception devant cette décision unilatérale prise par les transporteurs. Il n’y a pas si longtemps, le tarif est passé de 25 dinars à 30 dinars. Et pourtant, les carburants n’avaient subi aucune hausse. Hier matin, ce sont les lycéens du village étudiant dans les lycées de Draâ El-Mizan qui ont fermé la RN25 justement pour dénoncer cette hausse qui les pénalise au plus haut point. « Depuis deux jours, les transporteurs conventionnés avec l’APC ont refusé de nous prendre sous prétexte que le transport a augmenté et il faut qu’ils règlent cette hausse », nous confiera un lycéen. Le maire s’est déplacé sur les lieux et a pu convaincre les contestataires à renoncer à leur action. « Je vais dans l’après-midi au village et j’essaierai de régler une fois pour toute ce problème avec les transporteurs conventionnés. Je vous apprendrais que le tarif par élève leur revient à cent cinquante dinars par jour. Que demandent-ils de plus ? », nous apprendra le maire que nous avons joint au téléphone. En tout cas, ces augmentations ne sont pas prévues par la direction des transports. D’ailleurs, le ministre, lui-même, a annoncé qu’aucune augmentation du transport public n’est annoncée tout en disant que, tout de même, quelque chose est prévue comme allègement aux transporteurs privés.

Amar Ouramdane

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