Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou – Les enseignants descendent dans la rue

Les enseignants chercheurs affiliés au conseil national des enseignants du supérieur (CNES) de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou ont battu le pavé, hier, du campus de Hasnaoua vers la cité administrative de la wilaya, pour demander la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles.

Les protestataires brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire entre autres «Les enseignants sans domicile fixe», «Prérogatives bafouées dignité piétinée», «Enseignants universitaires salaire de misère», «Basta à la bureaucratisation de la pédagogie et de la recherche scientifique», «Les enseignants universitaires le bouc émissaire de l’administration et de la tutelle», «Non à l’éclatement de l’UMMTO», «Pas de promesses on veut des solutions»… A travers cette action, et en procédant au gel des cours, TD et TP, les enseignants du supérieur répondent favorablement à l’appel lancé par la plus haute instance délibérante du CNES, réunie le 04 décembre dernier et qui a appelé à trois journées de débrayages pour faire aboutir leur plateforme de revendications. M. Samy Hassani Ould Ouali, le coordinateur CNES de l’UMMTO, déplorera le mépris et le mutisme des responsables concernés par ce dossier et leur refus de débattre des problèmes qui gangrènent le supérieur dans la wilaya de Tizi-Ouzou : «Nous déplorons l’absence du wali et de son chef de cabinet, nous aurions également aimé associer les différents responsables concernés, entre autres le recteur de l’université de Tizi-Ouzou, à cette audience. Faute de mieux, notre délégation a demandé la tenue d’une réunion de travail qui va regrouper le premier responsable de la wilaya et tous les concernés, dont le recteur de l’UMMTO, et ce dans les plus brefs délais. Cette démarche est destinée au rétablissement du dialogue rompu par le recteur et au respect des engagements pris par les institutions au niveau de la wilaya». Il est utile de rappeler que le conseil national du CNES avait décidé trois jours de protestation pour la dernière semaine avant les vacances d’hiver, les 13, 14 et 15 décembre 2015, et trois autres jours pour la première semaine de la rentrée, les 5, 6 et 7 janvier 2016. Un sit-in a été tenu, avant-hier, devant le rectorat pour la première journée de protestation ainsi qu’un gel des activités pédagogiques pour la journée d’aujourd’hui. A travers ces actions, les protestataires entendent répondre aux dernières décisions de gel du programme de logements destinés aux enseignants, prises dernièrement par la wilaya et qui viennent mettre fin à leurs espérances suscitées par les accords conclus au terme de la grève de trois mois durant l’année (2014-2015). Ils entendent également faire prévaloir la suprématie du scientifique sur l’administratif, la sauvegarde de l’université la mise en œuvre inconditionnelle du protocole d’accord signé par le CNESTO et l’administration rectorale. Ils réclament également la reconnaissance inconditionnelle du statut de partenaire social à part entière des instances locales et nationales du CNES et l’’arrêt immédiat du harcèlement administratif contre les enseignants en général et les syndicalistes en particulier.

Taous. C