Les habitants d’Abizar reviennent à la charge

Partager

Encore une fois, c’est à une démonstration de force que sont livrés les habitants du quartier d’Azrou sis à Abizar, dans la commune de Timizart, daïra de Ouaguenoun, pour réclamer le réfection de la route qui mène du centre du village vers les lieux dits Azrou et Ageni Ouzaraz, qui, selon les dires des manifestants, est dans un état déplorable. Pourtant la chose n’est pas nouvelle en soi, puisque les habitants du grand village d’Abizar, divisé en quatre quartiers à savoir Medmar : l’Aazib (Brahim), Azrou, Alma Ouvizar et Almathen Ouhamouche, ont de tout temps eu recours à ce genre d’actions pour tenter de forcer la main aux autorités afin de répondre positivement à leurs doléances qu’ils estiment légitimes. En effet, rien que pour cette histoire de route reliant le quartier d’Azrou au CW174, le siège de l’APC a été fermé à trois reprises. «C’est la troisième fois que nous fermons le siège de l’APC pour le même motif, à savoir le réfectionnement de la route desservant les deux quartiers d’Azrou et d’Agueni Ouzaraz, qui est dans un état de dégradation avancé sans que les autorités locales ne daignent la prendre en charge. La seule chose que nous avons pu obtenir à ce jour ce sont des promesses non tenues et à chaque fois remises à des calendes grecques. Pour cette fois-ci, nous comptons parvenir à nos fins», nous dira, avec une colère froide, l’un des habitants du ce quartier lésé. «Notre patience a des limites et nous sommes fatigués d’être toujours des laissés pour compte d’une gestion approximative de la chose publique», renchérit un autre citoyen interrogé sur les raisons de leur démarche. Telle est, donc, la situation qui prévaut à Souk El-Hed, chef-lieu de la commune : un siège de l’APC fermé un groupe de citoyens furieux agglutiné devant le portail de la mairie, absence des élus. Spectacle affligeant d’une situation, qui n’aurait dû jamais être, livrée à la face de l’indifférence du reste des citoyens qui ne cherchent ni à savoir qui est derrière cette action devenue banale, ni les raisons qui l’ont suscité. «Symptôme d’une société exténuée, blasée qui n’espère rien et n’attend rien ni des hommes ni des saints, tant elle ne croit plus ni aux promesses ni aux discours», nous confiera un citoyen qui observait de loin, avec un scepticisme avéré le cours des événements, avant d’ajouter : «Et ça ne sera pas, hélas, la dernière fois qu’on fermera ce siège, car les problèmes et les couacs d’une gestion menée à vue vont de plus en plus faire surface. À titre d’information, même le réseau de distribution de l’eau potable se trouve perturbé depuis une dizaine de jours au niveau du chef-lieu, privant ainsi une bonne partie des habitants de ce précieux liquide». Décidément, rien ne va plus dans la commune de Timizart !

A. S. Amazigh

Partager