Les abonnés au téléphone fixe dépendant du central d’Aokas ont changé de numéros.
L’opération de dénumérotation opérée, durant ce week-end, suite à la mise en service de la fibre optique, a engendré une perturbation à laquelle ces derniers ne s’attendaient pas malgré l’affichage d’une note d’information faite à cet effet par la direction commerciale Actel d’Aokas. Plusieurs quartiers de la commune d’Aokas ont basculé durant l’après-midi du jeudi, dans le nouvel indicatif, laissant perplexes beaucoup d’abonnés qui se sont retrouvés isolés, téléphoniquement, du monde extérieur. Ce n’est que le lendemain, à partir de midi, que le téléphone s’est remis à fonctionner. «Ayant constaté l’absence de tonalité dans mon téléphone fixe alors que j’avais payé ma facture, je me suis dit qu’il doit y avoir un problème et ce n’était pas possible de le régler du fait que cela s’est produit le week-end. Ce n’est que le lendemain, vendredi, que je me suis aperçu que mon téléphone était fonctionnel en émettant des appels, mais sans pouvoir en recevoir. C’est là que j’ai eu l’idée d’appeler à partir de mon téléphone fixe vers mon téléphone mobile et, bizarrement, je remarque sur l’afficheur que mon fixe a changé de numéro», dira Abdelaziz, rencontré à l’agence commerciale d’Aokas, venu le samedi se faire reconfigurer son modem Internet. La majorité des abonnés n’ont su que leurs numéros de téléphone fixe ont changé qu’après avoir usé de la même méthode qu’Abdelaziz. Bien entendu, comme la quasi-totalité des abonnés au téléphone fixe sont également abonnés à Internet, l’agence commerciale Actel d’Aokas a été envahie, samedi, par ces derniers pour l’opération de reconfiguration des modems. Bien que lors de la récente visite d’inspection de la ministre à cette agence, il y avait quatre guichets pour s’occuper de la clientèle, ce samedi, seules deux préposées au guichet étaient là pour répondre aux attentes d’une centaine d’abonnés. Comme quoi lors des visites officielles, on présente une belle devanture et dans la réalité c’est tout autre. Deux interminables chaînes se sont constituées au point que l’agent de sécurité a fermé la porte aux environs de 11 heures pour que ces deux employées puissent «liquider» les deux chaînes d’abonnés avant midi. Le même scénario s’est reproduit dans l’après-midi de la même journée. Interrogé un agent du secteur dira qu’il y a une mauvaise gestion de ce problème au niveau de cette agence d’autant plus que la directrice vient de partir en congé et son remplacement n’a pas, encore, été effectué. En effet, la diminution du nombre d’agents de comptoir alors que quatre guichets sont disponibles, a fait qu’il y a toujours des chaînes au niveau de cette agence et ceci même pour ceux qui veulent avoir des informations ou acheter, tout simplement, une carte de recharge Internet.
A. Gana

