«C’est du négativisme stérile»

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«L’officialisation du Tamazight, composante de notre identité, en qualité de langue nationale, représente une étape très importante », a affirmé, hier à Alger, le conseiller du président de la république, Kamal Rezak Bara.

Intervenant sur les ondes de la chaine 3 de la radio nationale, M. Bara a indiqué que le projet de la révision de la constitution prévoit la création d’une Académie de langue Tamazight chargée de transcrire, promouvoir et d’en développer toutes les variétés linguistiques en usages sur le territoire. Répondant à certains partis de l’opposition qui ont rejeté le projet de révision de la constitution, M. Bara dira qu’il s’agit d’un «négativisme stérile» émanant d’organisations aux objectifs purement politiques. Dans ce sillage, le conseiller du président de la république a tenu à apporter des précisions sur l’article 51 du projet énonçant que la nationalité Algérienne «exclusive» est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat. En effet, M. Bara a fait savoir que, «la loi va déterminer de manière limitative la liste de ces hautes fonctions auxquelles des personnes possédant la double nationalité ne pourraient prétendre», a-t-il dit. Pour illustrer ses dires, le même responsable a cité l’exemple de celles de gouverneur de la banque centrale, de DG de la sûreté nationale ou de président de la cour suprême. «De manière implicite, cet article vient, au contraire, consacrer le droit de l’Algérien à la bi-nationalité», a encore ajouté M. Bara. Dans ce contexte, il est utile de souligner que le directeur de cabinet à la présidence de la république, Ahmed Ouyahia, a affirmé samedi passé que ledit article ne prive pas les algériens vivant à l’étranger de leur droit d’accéder à des hautes responsabilités, «mais ça leur sera gentiment demandé de renoncer à leur deuxième nationalité», a expliqué M. Ouyahia. Par ailleurs, l’invité de la radio a mis en exergue plusieurs points de la nouvelle constitution qui consacrent les droits et les libertés individuelles. M. Bara a fait état de la condamnation ferme de tous les traitements cruels et inhumains infligés aux personnes, celle de la préservation de la vie privée, notamment des données personnelles contenues dans les systèmes électroniques, ou bien encore l’égalité des droits politiques et sociaux de la femme.

Samira Saïdj.

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