Un caniveau dangereux

Le caniveau situé au quartier d’Irmane sur la RN 74 dans le village Tibouamouchine a enregistré ce lundi sa deuxième victime. En effet, un automobiliste dont le moteur du véhicule s’est arrêté et voulant le remettre en marche, en lançant la voiture en marche arrière sur une pente, a perdu le contrôle de celle-ci qui s’en est allée tomber dans l’abîme. La passagère, une femme d’un certain âgee, affolée par l’accident et sous le choc, voulant quitter le véhicule n’a pas aperçu le caniveau. Et comme conséquence fâcheuse, un malheur ne vient jamais seul. La malheureuse est tombée dans le fossé et son genou a percuté la bordure en béton, ce qui lui a provoqué une fracture à la jambe, selon un témoin oculaire. Ainsi, un jeune aveugle, le premier à tomber dan ce caniveau et avec plus de peur que de mal, s’en était sorti avec seulement quelques blessures légères. La liste des victimes s’allonge et à qui le tour ? Y a chari dala, dit l’adage. Cet état de fait a suscité beaucoup d’indignation chez les habitants rencontrés qui sont unanimes à crier leur ras-le-bol. « On se demande pourquoi des mesures urgentes n’ont pas été prises par les autorités locales pour exiger des services compétents la couverture avec des dalles en béton de ce caniveau érigé au milieu d’une grande agglomération et laissé ouvert. Car il s’agit avant tout de la santé des citoyens », tempêtent-ils. Certains arrivent difficilement à maîtriser leur colère, car craignant pour leurs enfants, qui, en allant à l’école, le longent et le traversent matin et soir, expliquent-ils. Aussi, les dalles en béton mises pour le passage en voitures des habitants du quartier d’Irmane et des maisons éparses ont cédé sous le poids des véhicules. « Vous voyez bien, ces dalles illustrent comme il se doit le travail bâclé qui entache ce projet ! », s’écrit un automobiliste qui a du mal à traverser sans que le pot d’échappement de son véhicule ne heurte le béton détérioré. Ainsi, le manque d’entretien a fait que celui-ci est envasé par des mélanges de boue et des détritus sur plusieurs endroits, ce qui n’a fait qu’exaspérer la colère des habitants qui ne savent pas à qui s’adresser pour qu’il soit mis fin à ce piège qui cause beaucoup plus de mal et aucun bien pour la population et les passants.

L. Beddar