La chenille processionnelle, dénommée « vourbu » en Kabyle, s’est de nouveau manifestée au niveau de la luxuriante forêt d’Achaivou, entre les chefs-lieux des communes de Saharidj et M’Chedallah en bordure de la RN30. Les alignées des pins d’Alep ressemblent à des arbres de noël décorés par des nids de chenilles qui ressemblent à des pelotes de soie remplies de larves en période d’incubation dont l’éclosion interviendra vers la fin du mois de mars. D’où une course contre la montre dans laquelle sont déjà pris les services des forêts qui doivent déclencher immédiatement des opérations de destruction de ces foyers avant que ne s’enclenche le processus de l’éclosion, d’autant plus que des équipes d’ouvriers qui s’occupent de l’opération cyclique de sylvicole (nettoyage du sous bois, éclaircie et réduction des branches) relevant du secteur des forêts sont déjà sur les lieux. Il suffit juste de les engager dans cette opération prioritaire et urgente. Une source proche de cette institution affirme que les campagnes de destruction de nids de chenilles sont à l’arrêt depuis plus de 06 ans et confirme l’urgence du déclenchement d’une opération des premiers nids détectés au niveau d’Achaivou pour éviter une catastrophique invasion de cet insecte aussi destructeur du tissu végétal que la sauterelle pèlerine. De plus, elle constitue un véritable danger pour le cheptel ruminant car après son invasion dans les prés et les parcours de pâturage, elle s’accroche aux herbes et les animaux la mangent en broutant. La chenille processionnelle s’attaque aussi aux vergers maraîchers, les céréales et l’arboriculture. Sa destruction est une opération des plus simples qui consiste à couper directement la branche sur laquelle est accroché le nid et à procéder à sa destruction par l’incinération.
Oulaid Soualah

