A l’instar des autres régions et localités situées dans les zones montagneuses et les Hauts-Plateaux, à Aghbalou, il sévit un froid glacial ces derniers jours, où le mercure frôle le zéro degré. Les villageois de la commune, déjà très éprouvés par la rudesse de l’hiver 2005, caractérisé par d’importantes chutes de neige qui ont dépassé à certains endroits un mètre, les obligeant à rester cloîtrés chez eux durant plusieurs jours, semblent avoir retenu la leçon en prenant leurs dispositions. Hormis le ravitaillement en denrées alimentaires, le gaz butane et le mazout constituent aussi une nécessité absolue pour passer l’hiver au chaud. Or, ces derniers ne sont pas toujours disponibles la demande dépassant l’offre. La distribution du gaz butane se fait à l’aide de camions appartenant à des privés, à l’exception de la station de distribution de gaz Aïssa-Chorfa, il suffit qu’il y ait de la neige ou du verglas, pour que la panique gagne les villageois. Idem pour, le mazout qui est ramené au moyen de jerricans par les utilisateurs eux-mêmes à partir de la ville de Tazmalt (Béjaïa). Devant cet état de fait, nombreux sont les villageois qui optent de plus en plus pour l’usage du bois, principalement l’olivier et le chêne, qu’ils stockent pour se réchauffer, durant l’automne. Cela est devenue l’activité principale pour de nombreuses personnes possédant une tronçonneuse. Imaginez, une remorque à tracteur ou camion chargé de bois coûte 7 000 DA, alors qu’une offre de service varie entre 500 et 600 DA l’heure. Ainsi, ceux ayant des arbres à couper font appel au propriétaire d’une tronçonneuse. « Une bonne charge suffit largement pour passer l’hiver au chaud et sans soucis », nous dira « ammi Rezki », qui a mis de côté son poêle à mazout pour le remplacer par une cheminée dans laquelle il brûle en plus du bois, des détritus de noyaux d’olives récupérés dans les huileries.
Rayane B.
