Le nouveau lycée de M’Kira, qui avait ouvert ses portes au début de l’année en cours, au premier jour de début du second trimestre, a été une nouvelle fois paralysé hier. En effet, si la dernière fois c’étaient les professeurs qui sont montés au créneau en menant une action de plusieurs jours pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail, cette-fois-ci, c’est au tour des agents d’entretien vacataires d’exprimer leur courroux après la proclamation des derniers résultats du concours de recrutement, organisé conjointement par la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou et la fonction publique. «Nous avions placé toutes nos espérances dans ce concours d’autant plus que plusieurs postes étaient disponibles mais à notre grande surprise, aucun candidat issu de notre commune n’a été admis alors que nous étions plus d’une quinzaine», s’insurgent nos interlocuteurs qui pensent à juste titre qu’ils ont été éliminés injustement, d’autant plus que leurs dossiers plaident à leur faveur. Ainsi, il en est de ces pères de familles qui vivent dans la précarité avec un salaire n’atteignant pas le SMIC alors qu’ils ont une famille nombreuse à leur charge. «Nous étions vraiment heureux de l’ouverture de ce lycée dont l’opportunité pour la création d’emplois n’est pas à démontrer, spécialement pour nous, résidents de cette commune pauvre de surcroit et qui n’a rien à offrir à ses enfants. Mais voilà nous devons faire face à une administration dont nous ignorons complètement les visées», terminent nos interlocuteurs. Il reste, cependant, à savoir que cette action de protestation ne peut durer, d’autant plus que les élèves sont les principales victimes alors que l’échéance de l’examen du baccalauréat arrive à grand pas.
Essaid Mouas
