C’est l’une des plus anciennes institutions de la santé de la daïra de M’Chedallah, située au cœur du chef-lieu de commune de Chorfa, et mise en service, depuis les années 70, en qualité de centre de santé. Depuis, elle a fonctionné sans interruption, mais elle a subi des dégradations pour manque d’entretien, aggravées pas les agressions climatiques.
Suite à cela, une opération de restauration mais aussi d’extension a été lancée au début de l’année 2015, du fait de l’augmentation de la population. Donc, en mois de février dernier, elle a été inaugurée par le wali, mais cette fois-ci en tant que polyclinique à part entière. D’ailleurs, elle est dotée, à l’heure actuelle, d’un cabinet des consultations générales ouvert de 8h à 18h, avec un point de garde durant les week-ends, d’un cabinet de chirurgie dentaire doté d’un équipement neuf, d’un service de protection infantile et maternelle, d’un autre de consultation et suivi psycho-clinique et d’un cabinet commun pour diverses consultations spécialisées telles que l’endocrinologie, la psychiatrie, la rééducation fonctionnelle, la médecine interne et enfin des consultations pédiatriques. Le dernier cabinet est réservé aux consultations médicales d’urgence. Depuis la semaine écoulée, un autre cabinet a été ouvert pour la médecine du travail transféré de la polyclinique de M’Chedallah. On retrouve, aussi, un laboratoire, un service de radiologie en attente d’équipement et affectation de médecins spécialistes, un pavillon des urgences et deux salles d’observations non encore mis en service, une salle de soins, trois salles d’attente pour hommes et femmes et enfin, un service d’accueil et d’orientation, le tout flambant neuf mais avec un personnel réduit au minimum- uniquement quatre médecins généralistes et une dizaine de paramédicaux repartis à travers la totalité de ces service-. Un effectif loin de répondre aux besoins réels de cette institution implantée dans l’une des plus importantes communes de l’Est de la wilaya de Bouira, qui est également traversée par l’un des principaux axes routiers, à savoir la RN 26. Cependant, ce qui a provoqué le courroux de la population est la suppression de la maternité qui était fermée en 1994. Les citoyens espéraient qu’avec cette opération d’extension, cette dernière (la maternité) serait remise en service, malheureusement ça n’a pas été le cas. Reste à espérer que le manque à gagner en matière d’effectif, notamment le personnel qualifié et les équipements seront rapidement comblés pour permettre à cette institution de la santé de proximité des plus stratégiques d’améliorer ses prestations de service.
O. S.
