Les chutes de neiges qui se sont abattues sur Aïn El-Hammam, à partir du début de l’après-midi de mercredi dernier, ont créé une certaine panique au sein de la population, habituée pourtant aux intempéries et aux basses températures. Durant la matinée, les quelques flocons qui tombaient sporadiquement, n’ont pas eu d’effet sur les habitudes des gens. Ce n’est que vers treize heures, lorsque la poudreuse commençait à recouvrir l’asphalte, que l’affolement gagne les commerçants et les propriétaires de voitures qui se hâtent de rentrer de peur d’être bloqués. Les villageois qui ne trouvent plus de fourgons de transports se remettent, contraints et forcés, à la marche. Les bruits caractéristiques de rideaux métalliques qu’on ferme à la hâte se succèdent. Bientôt, il ne reste plus que quelques commerces ouverts, car les propriétaires habitent sur les lieux. Vers trois heures, la ville était vidée de la plupart des véhicules qui, d’habitude, encombrent les accotements jusqu’à des heures tardives. La difficulté de circuler pousse les chauffeurs à emprunter la grande rue en contre sens, sans s’embarrasser des interdictions ou du code la route. Les côtes de «Chemakh» et de «Akkar» deviennent des dangers aux automobilistes qui s’y aventurent, malgré les va-et-vient incessants des engins de déneigement. Plusieurs voitures se sont retrouvées dans des fossés ou en travers de la route que seuls les véhicules tout terrain peuvent traverser, sans encombres. Grace à la solidarité des passants, certains véhicules ont été dégagés alors que d’autres ont nécessité l’intervention d’un camion de dépannage. Des fourgons et des véhicules particuliers, venant de Michelet, ont dû se garer sur les trottoirs en attendant que la situation leur permette de repartir. Certains y resteront jusqu’au lendemain ou jusqu’au dégagement total de la chaussée. Les vieux routiers savent que «quels que soient les moyens mis en œuvre pour le déneigement, il reste toujours des résidus qui colmatent les sillons des pneus des voitures qui deviennent alors incontrôlables», commente Da Achour, en observant les jeunes chauffeurs enlisés dans la neige. Vendredi matin, les routes étaient à nouveau dégagées, grâce à la multiplication des navettes des engins de déneigement. Cependant, au moment où nous mettons sous presse, la neige continue de tomber par intermittence. Il faut tout de même dire, qu’hormis ces désagréments, les journées de jeudi et vendredi se sont passées sans incidents dignes d’être cités. Croisons les doigts pour qu’il en soit de même les prochains jours.
A. O. T
