Du volontariat pour atténuer les désagréments

Pour atténuer les désagréments du CW 251, tronçon qui mène du nord du village de Houra, dans la commune de Bouzeguène, au col de Chréa, afin d’accéder à la wilaya de Béjaïa, une opération de volontariat a eu lieu les deux vendredis derniers. En effet, c’est sous l’égide de l’APC de Bouzeguène que cette action s’est déroulée. Des transporteurs et des moyens de l’APC ont été mis en œuvre pour réaliser cet objectif. Pour cela, le stock de sable, que l’entrepreneur détenteur du projet de cette route a laissé sur place, a servi pour rendre la route plus praticable. « Après avoir consulté la subdivision des TP d’Azazga, nous avons jugé utile de nous servir de ce matériau pour la reconstruction de cette route », nous a-t-on déclaré. Des transporteurs de matériaux de construction et des commerçants sont de plus en plus nombreux à s’approvisionner à partir de la Vallée de la Soummam. Aussi, nombreux sont ceux, parmi les jeunes de la région, sujette à un chômage asphyxiant, qui ont trouvé un poste de travail dans les zones d’activité de la wilaya de Béjaïa. Ceux qui prennent ce chemin atteignent les localités avoisinantes en moins d’une heure, alors que l’accès vers la même région via le col de Chellata nécessite deux heures. Le projet de réalisation de cette route est détenu par l’entreprise Hadjou. Depuis des mois, les travaux sont abandonnés au nord du village de Houra. Pour remédier à cet état de faits, l’APC a saisi les services de la wilaya, lesquels ont dressé une mise en demeure et fixé un délai pour la reprise des travaux. « L’entreprise s’est manifesté avec un camion de tout-venant, ce qu’elle a fait à plusieurs reprises dans le passé, puisqu’elle ne reprend les travaux qu’une fois que les voix s’élèvent et pour abandonner par la suite », nous dit toujours le P/APC. « La route a été décapée, et sa situation, déjà détériorée, s’est accentuée par un glissement de terrain », a poursuivi notre interlocuteur. En attendant donc la reprise des travaux, les usagers de cette route continuent à souffrir et les autorités locales n’ont d’autres remèdes que le volontariat pour soulager la population locale.

N. Boukella