Outre les grands ouvrages hydrauliques (barrages et retenues hydriques) et les infrastructures de fonçage (puits et forages) dont a bénéficie la wilaya de Bouira au cours des dernières années, les actions de captage de source imitées dans le cadre des programmes sectoriels ou des programmes de développement rural sont d’un concours précieux pour la mobilisation des ressources en eau destinée à la consommation domestique ou initiées. Dans le cadre des projets de proximité mis en œuvre depuis deux ans, seize unités de ce genre d’ouvrages sont programmées sur un territoire englobant cinq communes rurales : Aomar, Ain Lahdjar, Dechmia, Hadjra Zerga et El Hachimia. Ayant longtemps souffert d’un déficit en infrastructures hydrauliques, les hameaux auxquels sont destinés ces réalisations en étaient réduits, pendant les périodes de sécheresse, à s’approvisionner en eau par le moyen de bêtes de somme en faisant travailler des enfants en bas âge sur des kilomètres. Pourtant, les potentialités de ces regions en matiére de réserves hydriques sont des plu prometteuses. Après trois années successives riches en précipitation, les flancs de montagnes et des piémonts se sont transformés en réservoirs à ciel ouvert tellement ils regorgent d’eau. Au pied du Djurdjura, sur les collines de Dirah et sur les hauteurs de l’Isser, de nouveaux ruisseaux se sont formés à la faveur des pluies et neiges qui se sontcopieusement abattues sur la région. ; De plus, d’anciennes sources taries se sont réactivées et déversent leurs eaux dans la nature. Les opérations de captage de sources consistent généralement en la construction de la chambre de captage, la pose des canalisations, la construction d’un bassin d’accumulation et la pose des accessoires (vannes, trappe… ). Les coûts de réalisation varient entre trois million à quatre cent mille dinars.
Amar Naït Massaoud
