L’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira abrite, hier et aujourd’hui (06-07 Avril), le 5e colloque international sur le sport, sous le thème «La gouvernance sportive». Organisé par l’institut des sciences et techniques des activités physiques et sportives et labo SMAPS, le colloque a connu la participation de plusieurs professeurs et docteurs émanant des différentes universités du pays, d’Arabie Saoudite, du Soudan, de l’Egypt, etc. Ainsi, tour à tour, les conférenciers, à l’instar de Ben Akki Mohand Akli, Hariti Abdelhakim et Boudaoud Abdelyamine de l’université Alger 3, Mimouni Nabila de l’ES/STS Alger et Abdelaziz Abdelkrim Mustapha de l’université Edamam d’Arabie saoudite ont étalé leurs interventions devant une assistance composée essentiellement d’étudiants de l’ISTAPS et LSMAPS sur cette thématique décortiquée pour la première fois. Le premier intervenant, Ben Akki Mohand Akli, parlera de la détection des jeunes talents, de leur prise en charge et de leur encadrement pour en faire une élite sportive, un travail qui, dira-t-il, doit commencer à partir de l’école. De son côté M. Boudaoud Abdelyamine de l’université Alger 3 a appuyé son intervention sur la mise en œuvre d’un règlement clair dans une totale transparence, d’autant que, dira-t-il, «le sport aujourd’hui est considéré comme étant un vaste secteur qui a son impact social, politique mais surtout économique». Le conférencier parlera aussi de la relation entre le sport et les médias sportifs. «L rôle des médias audiovisuels et presse écrite et électronique dans le développement du sport passe inéluctablement par le professionnalisme, une morale, notamment une formation et connaissance parfaite du sujet afin d’éviter les titres et déclarations tendancieuses et incendiaires qui mènent à la violence», enchaine-t-il. Le professeur Mimouni Nabila de l’ES/STS Alger axera son intervention sur la détermination des morphologies à travers des analyses multi variées, considérant que la morphologie d’un athlète doit être en adéquation avec la discipline pratiquée. Le professeur Harit Abdelkader estime, de son côté que la bonne gouvernance ne se résume pas dans la gestion administrative ou financière, mais doit renfermer une organisation sans faille basée sur des principes fondamentaux. Aujourd’hui, deuxième et dernier jour du colloque avec de nouvelles interventions et au final des recommandations qui ne devront pas être seulement de l’encre sur papier.
A. M’hena
