D’entrée dans leurs discours, face à près de 140 élus FLN aux APC et APW, les interventions de Ali Seddiki et El Hadi Khaldi, respectivement superviseur du parti pour la wilaya de Tizi Ouzou et ministre de la Formation professionnelle, sonne une sorte de réglage politique de la structure.
N’omettant pas de mesurer l’importance du FLN pour la région et l’importance de celle-ci pour le FLN et l’Etat algérien, la wilaya de Tizi Ouzou constituant la pierre angulaire, des affaires politiques du pays.
Et pour ceux qui ont délié leur langue sur l’évacuation définitive du parti de la région, les élections partielles de novembre 2005 ont signé le retour inattendu du FLN en raflant 11 sièges à l’APW, 5 APC et plus de 130 élus.
Le FLN sera de toutes les batailles électorales que connaîtra la Kabylie, et entend la représenter dignement. Des APC échappent aux commandes du FLN, nous exhortons à ce sujet nos militants à plus de combativité et de proximité pour les gagner et nous nous évertuons à un maximum d’amélioration et de règlement du quotidien des populations.
La rencontre d’hier a été l’occasion pour aborder fondamentalement les sénatoriales du 23 février. De prime abord, les missionnaires de Belkhadem ont tenu à insister sur des règles du jeu démocratiques, loyales, transparentes, quant au choix des représentants du FLN à la candidature des sénatoriales.
Selon eux, le S-G du FLN a souhaité une seule candidature au lieu de deux, ce qui écarte d’emblée une tactique d’alliance. Comme sont sommés les trois élus FLN : Zellal Mohamed, P/APC Akerrou, Imerzouken Med Akli, élu APC Larbaâ Nath Irathen, Bacha Farid, 2e vice-président APC Aït Mahmoud, de procéder au retrait de leur candidature, faute de quoi la levée de la couverture politique serait la sentence.
« Ces trois élus ont outrepassé toute discipline militante, dès lors que le parti n’est point informé de leurs agissements à la limite d’actes clandestins », comme qualifiés par les représentants de Belkhadem qui ont tenu à rappeler que des textes régissent le parti avec surtout les recommandations du règlement intérieur.
En définitive, ces trois infortunés qui ont agi par ambition naïve ou calculée, ont fini par retirer leur candidature et se sont soumis aux directives de la centrale du FLN.
Les travaux ont continué après la plénière à huis clos et la liste des candidatures fut ouverte pour enregistrer pas moins de 14 postulants. Un débat houleux a caractérisé les travaux où chacun des intervenants s’est livré pêle-mêle à un verbiage politique, que ce soit sur le parti ou sur les conditions politiques prévalant dans la région.
Les 140 élus présents ont procédé à un choix démocratique et souverain de deux candidatures aux sénatoriales ce qui ne rentre pas dans le souhait de Belkhadem de ne retenir qu’une candidature aux fins de contracter une alliance avec le RND.
Les affaires se corsent au FLN, même si Slimane Kerrouche bénéficie d’une large caution au sein du parti et l’ensemble des élus, la seconde candidature, en la personne de Ali Lanasri, place le FLN dans une posture très inconfortable qui empêche une éventuelle alliance et il ne pourra donc compter que sur ses propres élus et quelques indépendants, amenuise ses chances devant les candidatures du RND et du RCD. Le boycott du FFS ouvre l’appétit démesurément.
A l’heure où nous mettons sous presse, rien n’a filtré et les travaux continuent.
Khaled Zahem
