Indispensable portable

Selon une enquête réalisée en novembre dernier en Grande Bretagne et publiée à la fin du mois de janvier, 84% des possesseurs de téléphone portable ne peuvent se passer de leur petit appareil, qu’ils gardent toujours à portée de main ! La même enquête a montré que 60% des gens interrogées préfèrent perdre leur portefeuille, les clefs de leur voiture ou de leur maison plutôt que leur portable. Pire que cela : beaucoup de personnes privées de leurs portables deviennent angoissées, comme si elles ont été séparées d’un être cher. Le portable est-il devenu la nouvelle drogue du monde moderne ? Cet attachement à ce petit appareil, on peut le constater aussi chez nous où de plus en plus de gens s’en équipent. Il est vrai qu’il rend de grands services et qu’il est, en l’absence de cabines téléphoniques publiques, voire de raccordement au téléphone fixe, un moyen de communication indispensable, mais il faut dire aussi, qu’en dehors de l’aspect utilitaire, il y a des besoins sociaux et affectifs très affirmés. La possession d’un portable est souvent vécue comme un signe de promotion sociale, voire d’évolution. Le portable procure un fort sentiment de sécurité parce qu’on sait qu’en cas de besoin, on peut toujours l’utiliser. Il maintient un contact permanent –et c’est l’avantage par rapport au téléphone fixe- avec les relations, n’importe où et à n’importe quel moment. Sans oublier les aspects ludiques de la chose : c’est une machine de jeu, un appareil photo, une caméra…et tout le reste. Tout cela est beau mais gare à l’attachement excessif, source de dépendance, donc privation de liberté d’action et de jugement !

S. Aït Larba