Cet établissement scolaire implanté dans l’une des nombreuses bourgades relevant de la commune de M’chedallah « Thamourth Ouzemour » assure des cours à 105 élèves du cycle primaire du préparatoire à la sixième année.
Ce que l’on remarque en premier lieu à l’approche de l’établissement est la proximité du cours du rejet de l’assainissement de la commune de Saharidj 60 m à peine, ensuite c’est l’environnement immédiat de cette infrastructure non aménagée, les écoliers pataugent tout l’hiver dans la boue dés la porte du domicile franchie, jusqu’à l’entrée de la classe, sachant qu’aucune des pistes qu’empruntent ces écoliers dans toutes les directions n’est aménagée, aller ou revenir de l’école est un véritable calvaire que subissent en silence ces petits innocents. A l’intérieur de l’école, partout où se pose le regard, il est accroché par une lacune qu’on essayerait d’énumérer par ordre d’importance/ A commencer par une classe inondée par l’infiltration des eaux usées dans lesquelles pataugent les élèves pour suivre les cours, dans une autre classe c’est le faux plafond gonflé qui menace de tomber à tout moment, avec l’arrivée de l’hiver, le risque de sa chute augmente.
Tous les robinets soit ceux réalisés en ligne dans un coin de la cour d’où boivent les enfants ainsi que ceux des toilettes sont détériorés, des fuites qui sont à l’origine d’un important gaspillage d’eau potable.
En l’absence d’une bâche à eau, l’établissement a été doté d’une citerne en fer banc d’une capacité de 1500 litres, nous avions remarqué curieusement que cette citerne porte la marque d’une fabriquant domicilié a… M’sila avec en plus un défaut de fabrication (manque de flotteur). Quelques classes ne sont pas équipées de chauffage dans une région peu ensoleillée et où le verglas ne fond jamais durant tout l’hiver
Le chef de l’établissement nous apprend que le mobilier de bureau des classes n’a jamais été renouvelé depuis la mise en service de l’école en …1972. Notons enfin sur le volet aménagement que la clôture en grillage détériorée en partie, ainsi que l’absence d’abris. Les enfants, qu’il vente ou qu’il pleuve, doivent attendre en plein air l’heure de la rentrée en classe, la réglementation interdit l’accès aux préaux dans l’enceinte de la cour, ensuite ces enfants fond beaucoup de tapage et gênent ceux qui sont en classe l’aménagement d’abris est une nécessité absolue. Les cuisines ne sont pas non plus épargnées par cette dégradation généralisée plusieurs vitres sont brisées, ensuite c’est une partie des couvercles de protection des caniveaux d’évacuation des eaux aménagés en plein milieu de la salle où se trouvent les réchauds qui ont disparue, c’est un miracle qu’aucun accident ne soit encore arrivé aux deux cuisiniers qui manipulent de grosses marmites bouillantes en plus du risque de se fracturer une jambe dans la profonde fosse, il suffit d’un moment d’inattention pour ces cuisiniers qui nous apprend-on, sont employés dans le cadre du filet social.
Nous arrêtons ici la description de l’état déplorable de cette école en nous passant cette fois de nos commentaires qui semblent déranger beaucoup de monde en souhaitant que bonnes notes soient prises par les responsables concernés.
Oualaid Soualah
